
Certains parlementaires mettent en avant l’utilisation des obligations «AT1» comme solution de compromis pour réduire les fonds propres dont UBS aura besoin et défendront ce projet lors des prochains débats qui agiteront Berne. Des spécialistes évaluent la pertinence de cet outil
Après les récentes annonces du Conseil fédéral sur les exigences en fonds propres d’UBS, une période cruciale s’annonce au parlement. C’est aux députés et sénateurs de donner leur avis sur ce sujet qui agite la place financière. Les partis suisses sont divisés mais une bonne partie de la droite estime que la proposition du gouvernement va trop loin. Des tractations intenses vont ainsi s’ouvrir à partir du 4 mai. A cette date, la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats se penchera sur la thématique des capitaux des filiales à l’étranger du géant de la gestion de fortune, appelée la «Lex UBS».
Dans son message au parlement sur ce projet de loi, le gouvernement a clairement donné son avis mercredi: il est primordial qu’UBS renforce les fonds propres durs (CET1) – des montants qui permettent d’absorber des pertes lors d’une crise – de ses représentations à l’étranger afin d’être plus résilient lors de la prochaine crise. Or cette mesure nécessite que la banque aux trois clés lève 20 milliards de dollars (16 milliards de francs). En tenant compte des capitaux en surplus dont elle dispose déjà, il lui faudrait encore 9 milliards de dollars (7 milliards de francs), selon les documents présentés par l’administration fédérale.
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