
CHRONIQUE. Officiellement, le Japon, le Royaume-Uni et la Chine sont les plus importants détenteurs étrangers de dette américaine. Mais les chiffres ne disent pas toute la réalité: des hedge funds domiciliés dans les Caraïbes ont pris une importance croissante, ce qui a des incidences insoupçonnées
Quand on pense aux créanciers étrangers des Etats-Unis, on voit surtout la Chine. Sa montagne de bons du Trésor américain, entassés dans sa banque centrale. Ou celle du Japon. Voire des pays du Moyen-Orient qui recyclent ainsi leurs pétrodollars, quoique en ce moment, ils aient surtout un besoin urgent de liquidité face au blocage du détroit d’Ormuz et aient tendance à vendre leurs obligations américaines.
En réalité, depuis la fin de l’année dernière, le principal détenteur étranger (environ un tiers de la dette américaine est détenu à l’étranger, contre deux tiers à l’interne) de dette des Etats-Unis se trouve bien moins loin que le Moyen- ou Extrême-Orient. Plutôt au sud, en Amérique centrale, et c’est probablement l’une des dernières régions qui nous viendraient à l’esprit quand on pense aux grandes puissances économiques: les îles Caïmans – ce territoire d’outre-mer britannique – sont devenues le premier créancier américain.
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