
Dès janvier 2027, la directive sur les exigences de fonds propres imposera une présence physique dans chaque Etat membre où les banques suisses seront actives. Faute de quoi elles devront évoluer dans le strict cadre de l’exception dite de la sollicitation inversée
La chose est bien connue: la place financière suisse est l’un des fleurons de l’économie suisse. Nonobstant l’abandon du secret bancaire en matière fiscale, malgré le coût énorme qu’a représenté le US Tax Program pour une grande partie des acteurs de la place et les fortes pressions concurrentielles de pays tels que les Etats-Unis, Singapour et Hongkong, la Suisse maintient sa place dans les classements internationaux en matière de gestion de fortune. Selon les derniers chiffres publiés par Deloitte, la Suisse demeure en tête en termes de volume des avoirs sous gestion, mais est suivie de près par le Royaume-Uni, les Etats-Unis, puis Hongkong et Singapour.
Cela dit, le succès des banques suisses dépend pour l’essentiel de leur capacité à attirer et gérer des capitaux étrangers, la quote-part de la clientèle suisse restant congrue vu la taille du marché que représente notre pays. Ce constat a amené certains groupes à adopter différentes stratégies pour assurer leur développement à l’international.
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