
Ces titres hybrides permettent à la grande banque d’économiser sur les dividendes et d’éviter la dilution de son capital. Leur rendement de l’ordre de 6 à 7% attire massivement les investisseurs malgré les pertes subies lors du sauvetage de Credit Suisse
Dans les discussions parlementaires en cours sur le renforcement des fonds propres d’UBS, les obligations AT1 font partie des solutions envisagées. La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats va communiquer ce mardi sa position sur la proposition du Conseil fédéral (qui est contre l’utilisation de ces obligations hybrides). A l’inverse, UBS est favorable à l’idée de pouvoir utiliser ces titres de dette, qui peuvent être convertis en actions ou annulés en cas de difficulté. Ces instruments, découverts par le grand public lors de la chute de CREDIT SUISSE, font à nouveau l’objet d’un fort intérêt de la part des investisseurs.
Si UBS est favorable à la possibilité d’utiliser des AT1, c’est parce que «cela reviendrait moins cher à la banque que d’émettre des actions. Avec ces instruments, elle doit verser un coupon qui varie notamment selon la première date de remboursement anticipé et la monnaie, mais peut approcher actuellement 6,5% en dollars, alors que de nouvelles actions dilueraient les actionnaires existants et impliqueraient généralement un coût du capital plus élevé», observe Jérôme Strecker, associé et analyste-gérant chez GAMA AM, une société de gestion spécialisée dans l’obligataire à Genève. Début juin, UBS a d’ailleurs émis pour 1,5 milliard de dollars d’AT1 offrant un rendement de 6,875%.
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