
Dans la presse dominicale, le directeur de la banque privée zurichoise, Stefan Bollinger, demande des sanctions plus sévères à l'encontre des banquiers qui enfreignent la réglementation
Le directeur de la banque privée zurichoise Julius Baer, Stefan Bollinger, réclame dimanche dans la NZZ am Sonntag la création d’un registre des banquiers fautifs. «L’enregistrement des acteurs des marchés financiers présente des avantages évidents», lance-t-il.
«Cela empêche les brebis galeuses de changer simplement de trottoir et de continuer comme si de rien n’était», ajoute Stefan Bollinger. Il remarque que d’autres places financières importantes, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, Hong Kong et Singapour, disposent déjà de tels registres.
La Suisse a déjà un système de vérification des garanties au niveau de la direction, qui pourrait être étendu, déclare le responsable. Un tel instrument serait, selon lui, bénéfique à long terme pour l’ensemble de la place financière.
UBS doit rester une banque suisse
Dans le même entretien, Stefan Bollinger contredit les déclarations du président du conseil d’administration d’UBS, Colm Kelleher, évoquant une crise d’identité de la Suisse. Le patron de Julius Baer déclare ne pas la percevoir et se dit convaincu qu’il est avantageux pour UBS de rester une banque suisse, surtout en ces temps difficiles.
Stefan Bollinger se montre ambitieux pour l’avenir. D’ici à 2028, la banque vise une croissance annuelle des nouveaux capitaux de 4 à 5%, un ratio coûts/revenus inférieur à 67% et un rendement des fonds propres supérieur à 30%, précise-t-il. En tant que gestionnaire de fortune, Julius Baer a un modèle d’affaires beaucoup moins risqué et moins gourmand en capitaux qu’une banque commerciale ou d’investissement, ajoute-t-il.