
Plusieurs motions qui visent à réglementer les plateformes étrangères d’e-commerce ont récemment été adoptées au Conseil des Etats. Certains acteurs alertent sur une concurrence déloyale depuis des années déjà
Le commerce de détail suisse, à la peine, peut-il encore être protégé? A Berne, Fabio Regazzi, président de l’Union suisse des arts et métiers (Usam) et député (Centre/TI) au Conseil des Etats, y croit: la Chambre des cantons a adopté en mars deux de ses motions qui s’attaquent aux mastodontes de l’e-commerce, dont les fameux Shein et Temu.
«Ces géants, souvent venus de Chine, inondent le marché de produits à prix cassés», déplore l’élu tessinois, qui précise que les deux motions ont été déposées en parallèle d’autres au Conseil national, par la conseillère Nadine Gobet (PLR/FR). «Nous n’avons rien contre la concurrence, mais le problème est celui de l’inégalité de traitement: en Suisse, il y a toute une série de restrictions pour pouvoir faire du commerce, alors qu’on ne sait pas si les produits de ces plateformes respectent les règles de sécurité. Or 500 000 petits colis en provenance d’Asie entrent tous les jours en Suisse.» Des chiffres donnés en 2024 par Swiss Retail Federation.
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