
Des bateaux ont franchi cet obstacle cette semaine alors qu’une détente géopolitique se dessinait. Mais l’annulation des discussions de paix en Suisse a refroidi les armateurs. Vendredi, les 550 navires prisonniers du golfe Persique étaient quasiment tous à l’arrêt
Cette semaine, il y a bien eu des mouvements, çà et là. Des pétroliers et des méthaniers, iraniens et qataris, bloqués quelque part dans le monde ces derniers mois, se dirigent à nouveau vers le golfe Persique en vue de faire le plein. Pour vider les stocks, de pétrole ou de gaz, souvent très remplis, au Moyen Orient. Une infime partie des 550 bateaux bloqués au nord du détroit depuis 111 jours, en sont sortis ces derniers jours.
Difficile de savoir combien exactement car les chiffres varient selon les sites de traçage. Les informations sont d’autant moins fiables que des vaisseaux coupent souvent leurs transpondeurs, ce qui les rend quasiment invisibles. Seule certitude: le secteur maritime est loin d’avoir suivi les injonctions de Donald Trump publiées sur son réseau social dimanche dernier. «Navires du monde entier, démarrez vos moteurs», écrivait-il en laissant entendre que la guerre était terminée. «Que le pétrole coule à flots!»
Voir plus