
CHRONIQUE. Les attaques sans relâche contre le président de la Réserve fédérale américaine et sa résistance stoïque ont éclipsé son bilan d’un mandat en grand 8
«Fort, engagé, intelligent.» Voilà comment Donald Trump décrivait Jerome Powell fin 2017, lorsqu’il l’a nommé à la tête de la Fed, la banque centrale américaine. L’économiste, déjà membre du Conseil des gouverneurs, devait remplacer Janet Yellen, elle-même cible du courroux du président américain.
Il voulait des taux d’intérêt bas, ce que l’ex-banquière centrale a ignoré, estimant que les conditions n’étaient pas remplies. Le président américain n’a pas eu plus de succès avec «son» candidat, d’où un changement de ton assez rapide. Des éloges, Donald Trump est passé aux critiques («Monsieur trop tard»), puis tout a dérapé dès l’été dernier. Car cet «imbécile», ce «crétin» s’obstinait à garder des taux trop élevés pour stimuler la croissance américaine. Dans sa rage, le milliardaire de la Maison-Blanche en a oublié qu’il était à l’origine de sa nomination et menacé de le licencier. Peu importe qu’il n’en ait de toute façon pas le pouvoir, la pression est restée extrême ces derniers mois.
Voir plus