Source : LeTemps.ch (il y a 17 heure(s) ) Financer l’innovation, mode d’emploiUBS renforce son soutien aux start-up issues de l’EPFL et des incubateurs de la région lémanique à travers ses équipes dédiées. Lors du récent Investor Day, la banque a réaffirmé son rôle dans l’accompagnement d’un tissu régional en pleine effervescence L’écosystème de l’innovation romande continue d’affirmer sa vitalité, porté par un ensemble d’acteurs qui tablent sur les technologies émergentes pour façonner l’économie de demain. A l’EPFL, où se côtoient laboratoires de pointe, entrepreneurs en devenir et investisseurs expérimentés, la dynamique s’est une nouvelle fois illustrée lors du récent Investor Day qui s’est tenu fin novembre au sein du campus. Un rendez-vous devenu incontournable pour mesurer l'évolution des start-up incubées sur les rives lémaniques. L’événement, qui consiste à mettre en relation investisseurs et innovateurs, illustre un constat désormais bien établi: pour que les jeunes pousses technologiques puissent franchir les étapes critiques de leur croissance, l’accès au financement et à un accompagnement stratégique demeure déterminant. Dans ce contexte, UBS s’est affirmée comme un partenaire attentif à l’essor de l’innovation régionale. En multipliant les initiatives dédiées aux entreprises émergentes et en renforçant ses liens avec le parc de l'innovation de l’EPFL et d’autres incubateurs tels que le Biopôle d’Epalinges, le Campus Biotech de Genève, l’IMD ou encore le CSEM, l’équipe pluridisciplinaire pilotée en Suisse romande par Philippe Schlegel (UBS Growth Advisory) pour les levées de fonds, et par Joël Maibach, qui dirige Sports, Innovation, International (SII), entend soutenir les start-up romandes. Parmi les pépites révélatrices de cette dynamique, Largo occupe une place singulière. Spécialisée dans un secteur de niche – l’intelligence artificielle appliquée à l’audiovisuel – la jeune entreprise dirigée par Sami Arpa est positionnée à l’international et compte des clients aussi significatifs que Netflix. Pour Sébastien Wong, conseiller à la clientèle pour les entreprises chez UBS, l’enjeu principal consiste avant tout à comprendre les besoins spécifiques des entrepreneurs, à faciliter leur accès aux ressources financières et à contribuer à solidifier un tissu économique innovant. Explications. Depuis plusieurs années, UBS renforce sa présence auprès des start-up du campus de l’EPFL. Quel objectif poursuivez-vous en soutenant cet écosystème en pleine expansion?Joël Maibach: A travers nos équipes dédiées, nous cherchons à accompagner les start-up dès leurs premiers jours, parfois alors que leurs fondateurs sont encore étudiants en master ou en doctorat, afin de servir l’ecosystème de start-up romandes. UBS s’est positionnée vers cette typologie de clients avec l’équipe de Philippe Schlegel (UBS Growth Advisory) et la nôtre (SII). Nous avons adopté un réel positionnement auprès de cette typologie de clientèle, ce qui s’avère unique en Suisse. Le financement reste l’un des principaux défis des jeunes pousses technologiques. Comment UBS adapte-t-elle ses outils et son accompagnement pour répondre aux besoins spécifiques des start-up innovantes?Sébastien Wong: Le financement reste effectivement l’un des défis majeurs pour les jeunes pousses technologiques. Nous misons beaucoup sur la mise en relation, souvent bien avant des événements formels comme l’Investor Day. Grâce à notre réseau international, nous pouvons rassembler les bons interlocuteurs autour d’une même table. Cela crée un cercle de confiance très précieux pour les entrepreneurs. UBS propose aussi des services de levées de fonds et des financements de fonds de roulement par le biais de mandats spécialisés, ceci grâce à l’existence d’UBS Growth Advisory, constitué d’une équipe dédiée au soutien des sociétés à forte croissance. Ces services s’adressent aux entreprises qui ont atteint un certain degré de maturité, notamment un minimum de 1 million de chiffre d’affaires. Concernant Largo, nous l’avions rencontrée il y a 3 ans, au tout début de son activité, et nous avons rapidement perçu le potentiel de son produit et de son positionnement. Pour Largo, quel rôle joue un partenaire bancaire dans les phases critiques de développement, notamment lors de la recherche d’investisseurs ou de l’expansion internationale?Sami Arpa: En tant qu’acteur bancaire traditionnel, UBS possède une connaissance fine de l’écosystème des start-up. Ce qui fait toute la différence lorsqu’une entreprise entre en phase d’expansion. UBS dispose des outils nécessaires pour soutenir ce type de croissance, mais cela demande du temps et une relation de confiance. Nous avons eu la chance de pouvoir construire cette relation sur le long terme, à la suite d’une rencontre lors d’un événement conçu pour les start-up, et l’échange s’est développé naturellement. Concrètement, qu’est-ce que des mesures et événements tels que l’Investor Day vous ont permis d’accomplir en termes de croissance?Lors de notre premier Investor Day, en 2023, nous avons pu présenter notre projet devant un panel d’investisseurs que nous n’aurions pas rencontrés autrement. Cet accès direct a été déterminant pour la suite de notre développement et nous a permis d’accélérer notre trajectoire. L’EPFL attire un nombre croissant d’entrepreneurs issus de secteurs variés. Comment percevez-vous cette diversité et quel impact a-t-elle sur votre vision et sur vos ambitions?J. M.: La diversité des entrepreneurs présents à l’EPFL est extrêmement enrichissante. Elle nous pousse à suivre de près leurs évolutions et à évaluer dans quelle mesure leurs innovations peuvent rencontrer du succès sur un marché. Lorsque les tours de financement deviennent plus importants, nous pouvons en outre nous appuyer sur les spécialistes sectoriels de notre banque d’investissement. Beaucoup sont titulaires de doctorat dans leur domaine, ce qui leur permet de comprendre en profondeur des technologies très pointues. L’Arc lémanique reste par ailleurs particulièrement fort dans le domaine médical, grâce à la présence de grands centres hospitaliers, mais également dans les biotechnologies, la cleantech, la durabilité – soutenues notamment par des initiatives comme l’événement E4S mené avec l’IMD en partenariat avec UBS – et désormais l’intelligence artificielle. Ces secteurs restent très porteurs. Il serait toutefois souhaitable que la dynamique suisse s’intensifie grâce à la professionnalisation croissante des investisseurs dans l’innovation, afin de permettre à davantage de structures helvétiques d’investir dans des projets locaux. Le canton de Vaud reste cependant bien positionné dans ce sens, notamment via des structures telles qu’Innovaud. La mise en relation reste l’élément le plus déterminant et grâce au réseau de la banque, notamment via UBS Growth Advisory, nous sommes aussi capables de mettre en relation les start-up avec des investisseurs et des partenaires industriels. C’est précisément ce que nous cherchons à renforcer avec l’Investor Day. Quelles sont, selon vous, les qualités déterminantes pour qu’une start-up puisse convaincre des acteurs financiers et des investisseurs?S.A.: En Suisse, les investisseurs sont présents pour soutenir les premières phases de développement. La clé, pour une start-up, consiste à réussir à capter leur attention, notamment en faisant du bruit lors d’événements qui comptent. Sébastien Wong: Largo, par exemple, avait d’ailleurs réalisé un travail remarquable de préparation et de suivi de ses performances, ce qui contribue fortement à convaincre les investisseurs qui s’appuient sur ce type de données clés. Comment voyez-vous évoluer la collaboration entre start-up et institutions financières dans les prochaines années, en particulier face aux enjeux croissants de la transformation digitale et de l’intelligence artificielle?S.A.: Nous traversons actuellement une phase passionnante dans ce domaine. Pour les start-up suisses, il est essentiel de pouvoir évoluer dans un environnement sécurisé et fiable. Le soutien d’acteurs institutionnels comme UBS représente ainsi un atout considérable qui est amené à se poursuivre. J. M.: L’Arc lémanique joue aujourd’hui un rôle significatif dans l’essor de l’intelligence artificielle. Largo en est un très bel exemple. Il nous faut ainsi rester attentifs et réactifs pour suivre les évolutions rapides, quel que soit le secteur d’activité d’ailleurs. Soutenir les talents et l’écosystème entrepreneurialYves Felder, vous êtes directeur régional et responsable de la clientèle Entreprises chez UBS Romandie. Selon vous, comment peut-on encourager l’innovation et l’entrepreneuriat? Pour soutenir les jeunes entreprises prometteuses, il est important de continuer à renforcer le rôle d'UBS en tant que partenaire de confiance. Cela passe ainsi par un accompagnement personnalisé, par des solutions financières adaptées et par un accès à notre réseau mondial d'experts et d'investisseurs. UBS et l'EPFL ont conclu un partenariat stratégique. Dans quel but? Ce partenariat vise à encourager l'innovation, à soutenir les talents émergents et aussi à renforcer l'écosystème entrepreneurial en Suisse romande.
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