
Issue du CSEM, la société CCRAFT va produire des puces photoniques, utilisées notamment dans les centres de données. Pour Hamed Sattari, cofondateur et directeur de la société, la Suisse a clairement un rôle à jouer
Aujourd’hui, qui dit puces pense logiquement à Nvidia, TSMC, INTEL, AMD ou encore aux empires de l’intelligence artificielle OpenAI, Meta ou Google. Mais le marché de ces minuscules composants ne se résume pas à ces géants américains et taïwanais. La preuve à Neuchâtel, où la société CCRAFT annonce ce jeudi la création d’une fonderie indépendante destinée à fabriquer des puces photoniques. Hamed Sattari, cofondateur et directeur, affiche des ambitions très élevées.
Mais d’abord, que sont les puces photoniques? «Visuellement, elles peuvent ressembler à des puces classiques. Leur différence fondamentale est qu’elles permettent de transférer de très grandes quantités d’informations beaucoup plus rapidement et avec une consommation énergétique plus faible, car elles utilisent la lumière plutôt que les électrons pour transporter des données. C’est un enjeu majeur avec l’essor de l’intelligence artificielle, qui exige toujours davantage de puissance de calcul, de bande passante et d’électricité», détaille Hamed Sattari.
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