
ANALYSE. APPLE va baser en grande partie son assistant Siri, dopé à l’IA, sur les modèles Gemini de Google. De telles alliances ne nuisent pas forcément à la concurrence entre ces géants, mais barrent la route à de petits acteurs
Est-ce une humiliation difficile à avaler? Ou un mouvement stratégique esquissé avec finesse? Chacun aura son opinion sur l’accord, matérialisé dans la nuit de lundi à mardi, entre APPLE et Google. Le premier fera appel au second pour doper les capacités en intelligence artificielle de Siri, son assistant maison. Pressenti depuis janvier, cet accord a été dévoilé en détail lors de la conférence annuelle des développeurs d’Apple, qui marquait le dernier événement majeur de Tim Cook. Avant de céder sa place à John Ternus le 1er septembre, le directeur de la marque à la pomme a renforcé une alliance déjà solide avec Google. Un pacte avec son grand rival qui pose de nombreuses questions.
La larme à l’œil, Tim Cook a déclaré que «chez APPLE, créer les meilleurs produits au monde pour offrir des expériences qui enrichissent la vie des gens a toujours été notre priorité absolue». Or la prochaine version de Siri, lancée cet automne aux Etats-Unis, sera en réalité en grande partie propulsée par les modèles d’IA Gemini de Google. Deux ans après avoir promis des merveilles avec un Siri dopé à l’IA, puis dû accepter de verser 250 millions de dollars à des clients mécontents de ne pas voir ces projections se concrétiser, APPLE a de nouveau vanté les mérites de Siri. Mais GOOGLE y sera désormais pour beaucoup.
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