
L’augmentation des demandes de remboursement de la part des investisseurs est particulièrement délicate pour les fonds de private equity «evergreen», c’est-à-dire sans date de fin fixe. Car ils ont beaucoup grandi avec le développement du marché secondaire
Partners Group et d’autres grands acteurs du private equity ont récemment dû limiter les remboursements qu’ils pourraient accorder aux investisseurs de certains de leurs fonds. Chez Partners Group, les demandes de sorties ont approché 10% de la valeur d’un des plus grands fonds evergreen (8,6 milliards de dollars d’avoirs) durant le 2e trimestre. Le gérant d’actifs zougois a fixé une limite à 5% et les remboursements non honorés à ce stade le seront au cours des prochains trimestres. La réaction de la bourse a été immédiate, avec une chute de plus de 17% de l’action Partners Group mercredi 3 juin. Pourquoi les fonds evergreen, sans durée de vie fixe, sont-ils particulièrement exposés?
Une explication souvent avancée est que les doutes des investisseurs concernant le crédit privé (notamment à la suite des difficultés de Blue Owl aux Etats-Unis) ont contaminé le private equity. Eprouvant des difficultés à sortir de leurs positions en crédit privé, de plus en plus d’investisseurs ont cherché à vendre des parts de fonds de private equity. A tel point que de grands acteurs du secteur comme Apollo, KKR ou BlackRock ont eux aussi dû mettre en place des limites – appelées «gates» en jargon financier.
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