
Lundi, le titre de la compagnie à bas coûts britannique remontait brusquement après une annonce d’un potentiel rachat par Castlelake. Sous pression face à l’envolée des coûts du kérosène, la société a vu sa perte nette s’aggraver de 27% au premier semestre
Alors que l’aviation traverse une nouvelle zone de turbulences, l’action d’EasyJet s’est envolée de 12% lundi matin à Londres. Cette soudaine hausse du titre de la compagnie à bas coûts ne s’explique ni par une performance exceptionnelle dans ce contexte troublé pour le secteur, ni par une annonce stratégique. En cause, la potentielle offre de rachat annoncée par la société d’investissement américaine Castlelake le 29 mai.
L’entreprise, qui gère 37 milliards de dollars (29 milliards de francs) d’actifs, a néanmoins précisé d’emblée qu'«il n’est pas certain qu’une offre soit faite, ni quelles en seraient les conditions», et qu’elle n’avait pas encore pris contact avec le conseil d’administration d’EasyJet. La société d’investissement a précisé que si elle devait déposer une offre, elle serait tenue de la faire à une valeur de 403,23 pence par action (4,27 francs), ce qui valoriserait EasyJet à 3,06 milliards de livres sterling (3,23 milliards de francs). Après la remontée du cours, la compagnie britannique affichait une capitalisation d’environ 3,40 milliards de livres mardi.
Voir plus