
CHRONIQUE. La rapide et massive création de richesse en Chine donne l’impression que Hongkong a doublé la Suisse en tant que destination de référence pour les riches étrangers. Mais ce n’est pas qu’une question de chiffres
On a appris avec stupeur mercredi que la Suisse ne serait apparemment plus le leader mondial de la gestion de fortune. C’est en tout cas ce qu’affirme Boston Consulting Group (BCG): Hongkong aurait dépassé la Suisse pour une dizaine de milliards de dollars d’avoirs. Chacun gère environ 2900 milliards, ça se joue à rien, mais cette bascule, pour son côté symbolique, identitaire, est presque vexante. A condition qu’elle soit bien réelle. Quoi qu’il en soit, cette étude contient quelques précieux enseignements.
Dans cette histoire, tout dépend de la méthode de calcul et à qui on pose la question. BCG estime que 2950 milliards de dollars d’avoirs privés transfrontaliers étaient gérés à Hongkong fin 2025, contre 2940 en Suisse. Sur la base de données accessibles au public, ou provenant d’institutions gouvernementales et d’entretiens avec les banques, depuis vingt ans.
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