UBS et le Conseil fédéral se livrent une guerre des chiffres. Comment s’y retrouver?
Dans le cadre des discussions sur la future réglementation bancaire des établissements d’importance systémique, la grande banque et Berne mettent l’accent sur des chiffres différents. «Le Temps» s’est entretenu avec des experts pour comprendre ces écarts
La question agite les milieux banquiers et la Berne fédérale depuis la chute de Credit Suisse. De combien de fonds propres durs (CET1) supplémentaires – de l’argent pouvant absorber des pertes lors d’une crise – doit se doter UBS pour être en mesure de mieux affronter la prochaine grande crise? La question est primordiale pour la banque systémique et l’économie suisse dans son ensemble. Les élus sous la coupole fédérale s’y pencheront de nouveau à partir d’août. La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats avait commencé les débats sur ce sujet le 4 mai mais elle a préféré ajourner sa décision. Un élément qui montre la difficulté de cet exercice.