
Face au choc créé par la guerre en Iran, les principales banques centrales peuvent difficilement remonter leurs taux dès maintenant pour lutter contre l’inflation. Mais elles doivent aussi montrer qu’elles ne laisseront pas les choses déraper
Les principales banques centrales de la planète font face à un environnement macroéconomique inconfortable, la guerre en Iran ayant déjà provoqué des pics d’inflation assez marqués. Et le pire n’est probablement pas encore atteint, puisque la hausse des prix pourrait dépasser 4% en rythme annualisé aux Etats-Unis et atteindre 3,25 à 3,5% en zone euro ces prochains mois. On verra alors dans quelle mesure les cours de l’énergie contamineront l’ensemble des prix et pénaliseront la croissance économique.
Les banques centrales sont donc prises entre plusieurs options, analyse Patrice Gautry, chef économiste à l’UBP: «Ne rien faire est difficile à cause du dérapage inflationniste et la hausse marquée des taux longs observée ces derniers jours montre que les marchés obligataires s’attendent à une remontée des taux, mais on perçoit également des risques sur la croissance au deuxième trimestre.»
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