
UniCredit a lancé officiellement mardi son offre publique d’achat (OPA) sur Commerzbank. Pour dissuader ses actionnaires de l’accepter, les dirigeants du numéro deux bancaire allemand ont présenté vendredi une restructuration
Pendant que la Suisse cherche à encadrer sa dernière banque d’importance systémique internationale, l’Italie se cherche, elle, un champion bancaire. Aucune banque transalpine ne figure en effet sur la liste des établissementsjugés «trop grands pour faire faillite» publiée chaque année par le Conseil de stabilité financière.
Patron d’UniCredit, Andrea Orcel espère peut-être corriger le tir en mettant la main sur Commerzbank. Trois jours après le début officiel de l’OPA que l’ancien cadre d’UBS a annoncée ce printemps, la banque allemande a contre-attaqué en présentant une restructuration destinée à inciter ses actionnaires à repousser les avances italiennes. Une démarche qui confirme que l’affaire promet d’être l’un des duels bancaires les plus âpres de l’année, voire de la décennie, en Europe.
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