
Ne pas ouvrir de nouveaux sites de forage est une promesse des travaillistes, engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Face à la crise énergétique provoquée par la guerre en Iran, la tentation de revenir sur cette décision divise le Labour
Alors que les prix du pétrole ne font qu’augmenter, la question d’octroyer de nouvelles licences de forage en mer du Nord fait débat au Royaume-Uni. Reform UK, le parti d’extrême droite en hausse dans les sondages, et les conservateurs poussent en ce sens depuis le début de la crise énergétique engendrée par le conflit au Moyen-Orient. Jusqu’à présent, le Labour résiste à cette tentation par respect pour son programme de 2024. Engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, les travaillistes ont promis de respecter les licences existantes, par pragmatisme, mais de ne pas en accorder de nouvelles.
Or la semaine dernière, une interview de la ministre des Finances, Rachel Reeves, a semé le doute quant à l’engagement environnemental de Keir Starmer. «Il y a quelques décisions à prendre concernant deux gisements spécifiques à Rosebank et Jackdaw [en Ecosse], a-t-elle indiqué lors d’un entretien sur la radio BBC 2. Le gouvernement précédent avait donné son accord, mais cette autorisation a été annulée par les tribunaux. Nous avons donc dû recommencer ces procédures pour nous assurer de leur légalité.»
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