
CHRONIQUE. Depuis le deuxième mandat de Donald Trump, le billet vert n’a cessé de perdre du terrain. Mais la crise au Moyen-Orient a changé la donne et l’a replacé au sommet de la hiérarchie des actifs refuges
On dit que le caractère se révèle dans les crises. Visiblement, cela pourrait s’appliquer aussi aux actifs financiers, parce qu’il y en a un qui se rappelle à notre bon souvenir depuis quelques semaines. Le dollar, bien sûr. Ce bon vieux billet vert que Donald Trump était ravi de laisser glisser dans une dépréciation spectaculaire pour rendre ses exportations plus compétitives.
Relégué au deuxième plan dans les réserves des banques centrales, qui lui préfèrent l’or depuis plusieurs mois, le roi dollar était presque en train d’abdiquer. En tout cas, on y a cru, alors que les investisseurs se tournaient vers d’autres devises, d’autres marchés actions ou obligataires pour s’éloigner d’un gouvernement et d’un marché devenus brusquement plus imprévisibles qu’un pays émergent avant une crise de la dette.
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