Crise énergétique : boulangers, rôtisseurs et jardiniers face à la flambée des coûts
La guerre en Iran semble loin, et pourtant, elle s’invite jusque dans les rôtissoires belges. Chantal Longueville, gérante d’une rôtisserie ambulante, en subit directement les conséquences. Son étal fonctionne au gaz, dont le prix s’affole depuis deux semaines.Des prix qui s’envolent« Sans gaz, on ne sait pas rôtir de poulet. S’il n’y a plus de LPG, on ne rôtit plus, on ne sait plus travailler », confie Chantal.
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Pour faire tourner sa rôtissoire, elle a besoin de 140 litres de gaz chaque semaine. À un euro le litre aujourd’hui, la facture s’est envolée. « On est facilement à 50 ou 70 euros de plus par semaine », calcule-t-elle.Si la situation perdure, elle devra sans doute répercuter une partie de cette hausse sur ses prix. Mais du côté des clients, la pilule passe mal.Les clients hésitent à payer plus cher« On veut la qualité mais à un prix abordable », réagit Gérard, un habitué. Un autre client ajoute : « Je viens ici tous les mardis. Avant, avec 20 euros, j’avais assez. Maintenant, j’en suis déjà à 40 et j’ai fait la moitié de mes courses. »Dans l’étal d’à côté, même combat. Les pensées de Yann ne passent pas par le détroit d’Ormuz. Mais ce pépiniériste, souffre lui aussi de la flambée énergétique. « Les nouvelles serres fonctionnent au gaz et les anciens systèmes au mazout, explique-t-il. Les deux ont augmenté. »L’énergie, talon d’Achille de toute l’économieCette hausse du prix du gaz et du carburant touche une large partie de l’économie. Les artisans, notamment les boulangers, bouchers et rôtisseurs, sont en première ligne, dépendants de l’énergie pour leur activité.
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