
CHRONIQUE. Les entreprises grognent à haute voix et les consommateurs se réjouissent en silence; mais il n’y a donc pas grand-chose à faire contre la hausse du franc, écrit l’économiste Charles Wyplosz
Sur un an, de fin février 2025 à fin février 2026, le franc s’est apprécié de 14,3% par rapport au dollar, de 2,8% par rapport à l’euro, de 8,25% par rapport à la livre britannique et de 17,5% par rapport au yen japonais. On commence à entendre des murmures inquiets de la part des entreprises suisses qui, d’une manière ou d’une autre, en subissent des conséquences désagréables.
Il y a celles qui exportent une partie importante de leur production, qui coûte plus cher à l’étranger, et celles qui sont en concurrence avec des produits importés qui sont désormais moins chers en Suisse. Ces entreprises font face à des choix désagréables. Soit elles baissent leurs prix pour rester concurrentielles, soit elles restent fermes sur leurs prix et risquent de perdre des parts de marché. Dans les deux cas, leurs profits sont rabotés et elles peuvent être amenées à réduire leur activité, ce qui n’est pas bon pour l’emploi.
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