
La plaque tournante du golfe Persique est à l’arrêt, ce qui perturbe les chaînes d’approvisionnement mondiales. Si le fret devient plus coûteux et demande de la patience, l’impact reste pour l’heure plus modéré que pendant le covid
La guerre en Iran a paralysé la région du Golfe, l’une des principales plaques tournantes du trafic international. Elle n’a pas pour seul effet de bloquer des dizaines de milliers de passagers mais perturbe également les chaînes d’approvisionnement qui forment le système vasculaire du commerce mondial. A un CARREFOUR clé des flux internationaux, elles sont au bord de l’asphyxie.
Comme si la fermeture du détroit d’Ormuz à la navigation maritime ne suffisait pas, le conflit entrave aussi massivement le fret aérien. Avec les avions actuellement immobilisés, environ 18% de la capacité mondiale de fret aérien est hors service, à en croire Stefan Paul, directeur général du géant du transport Kuehne Nagel, basé à Schindellegi (SZ). Selon lui, faute de solution, des cargaisons s’accumuleront dans quelques jours en Asie, ne pouvant plus être acheminées en Occident.
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