
Mis sous pression par l’affaire Epstein, le groupe bancaire genevois indique avoir attiré 10 milliards de francs d’argent frais l’an dernier et plus de 5 milliards depuis le début de l’année. La dynamique n’a pas été affectée par les révélations des liens entre l’ex-financier américain et la patronne du groupe, assure la banque
La banque privée genevoise Edmond de Rothschild (EdR) a communiqué jeudi sur la situation concernant les révélations sur sa directrice générale, Ariane de Rothschild, citée plus de 4500 fois dans les dossiers Epstein. «Jeffrey Epstein n’était qu’un prestataire de services pour le groupe. Il a accompagné Edmond de Rothschild pour différentes missions de conseil stratégique et d’accompagnement dans le développement des affaires de la banque, notamment dans le cadre de la procédure américaine menée par le département de la Justice américain (DOJ) à l’encontre des banques suisses dans les années 2010», a expliqué un porte-parole à l’agence AWP.
Le conseil d’administration, qui représente la haute gouvernance de la banque, présidé par Yves Perrier, s’est organisé pour suivre «de manière indépendante» la situation, en complément des travaux et analyses conduits par la direction. «Il a pris les mesures qui s’imposent pour garantir les intérêts de ses clients, de ses employés et de ses actionnaires». Les mesures citées visent à informer les clients, les employés et les actionnaires de la situation. «Rien de plus», précise le porte-parole.
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