
Les investisseurs craignent que des fonds spécialisés dans les prêts aux entreprises non cotées aient massivement financé des sociétés de logiciels, actuellement sous pression à cause de l’intelligence artificielle
C’est peut-être un signal d’alarme comme la finance en connaît régulièrement. Confronté à des demandes de sorties de certains investisseurs, l’un des géants du crédit privé, Blue Owl, n’a pas pu faire face à cette demande de remboursements. La société américaine a suspendu les retraits cette semaine et décidé de vendre des actifs pour rembourser d’une autre manière les clients qui le souhaitent.
Cet épisode, qui n’est pas le premier du genre, intervient alors que les investissements dans le crédit privé ont beaucoup progressé ces dernières années, notamment auprès des épargnants individuels. Les marchés craignent aujourd’hui qu’une partie significative de cet argent a été prêtée à des entreprises actives dans les logiciels ou les services informatiques, qui se trouvent sous la menace de l’intelligence artificielle. Pour les petits investisseurs dans le crédit privé, c’est aussi la découverte des contraintes de liquidité de cette classe d’actifs.
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