
Morgan Stanley publie son classement des marques horlogères suisses depuis 2018. Cette année, le point fort est le recul d’Omega, devancé par Audemars Piguet et Patek Philippe. La direction de Swatch Group met toute l’étude en doute
Il a suffi de deux lignes dans le New York Times pour mettre le feu au Locle: «Selon les estimations de MORGAN STANLEY, le chiffre d’affaires de Tissot est tombé de près de 25%, de 1 milliard de francs en 2020 à 760 millions de francs en 2024.» Cette information est parue dans l’édition du 28 janvier du quotidien new-yorkais, et si on en reparle aujourd’hui, c’est parce que MORGAN STANLEY vient de publier la nouvelle édition de son classement des 50 plus importantes marques horlogères suisses. L’étude est basée sur les résultats de 2025, estimés par le consultant Oliver Müller, créateur de LuxeConsult à Aubonne (VD) et acteur de l’industrie depuis près de trente ans. Et comme à chaque fois, la publication enflamme le secteur.
A cette occasion, Le Temps a sollicité Sylvain Dolla, dirigeant de Tissot (Swatch Group). Ce dernier a commencé par recadrer l’estimation reprise par le quotidien new-yorkais: «Entre 2020 et 2024, nous n’avons pas baissé de 25%, nous avons enregistré une croissance de 9,7%!» Cette information est à prendre très officiellement: le dirigeant de Swatch Group, Nick Hayek, a en personne autorisé sa diffusion. Le problème, souligne Sylvain Dolla, c’est que l’étude de la banque est la seule du genre et sert souvent de point de référence. Alors il lance un appel: «Ne prenez pas ça pour une bible!»
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