
CHRONIQUE. Un ex-trader d’UBS affirme avoir servi de bouc émissaire dans l’affaire de la manipulation du Libor, pour laquelle il a été condamné puis blanchi. Il réclame 400 millions de dollars de dommages et intérêts à son ancien employeur… via une procédure dans le Connecticut
C’est l’histoire d’un ancien trader qui ne voulait pas être le bouc émissaire dans un scandale financier et qui a choisi le Connecticut pour se défendre. Il ne s’agit pas de n’importe quel trader mais de celui qui en est venu à incarner le scandale mondial de la manipulation du Libor. Révélée en 2012, cette affaire avait valu des amendes approchant un total de 10 milliards de dollars à une douzaine de banques, dont 1,5 milliard pour la seule UBS, visée par des procédures aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Suisse. Devinez pour qui travaillait ce trader qui ne voulait pas être bouc émissaire? Exact: UBS.
Condamné à Londres en 2015 à plus de 10 ans de prison pour avoir manipulé le taux interbancaire qui servait à déterminer le taux d’intérêt des prêts et des produits dérivés à l’échelle mondiale, cet ex-financier a réclamé 400 millions de dollars de dommages et intérêts à UBS en octobre dernier, après avoir été blanchien juillet.
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