
CHRONIQUE. Connue mondialement grâce au World Economic Forum, Davos est bien plus qu’un simple rendez-vous annuel de l’élite internationale. Malgré une situation géographique défavorable, la station grisonne est un lieu de miracles permanents, dont la Suisse peut être fière
Davos fait partie de ces lieux que chaque Suisse connaît, mais que peu visitent. Eloignée de tout, surtout pour les francophones, la station grisonne se fait désirer. Le mouvement inverse est tout aussi vrai: selon un sondage, un habitant des Grisons sur quatre n’a jamais mis les pieds en Suisse romande. Vu le trajet, il faut une bonne raison pour s’y rendre. Certains la trouvent en recevant une invitation au World Economic Forum (WEF). D’autres, comme moi, s’en inventent une.
Arriver à Davos en train quelques jours après le WEF a quelque chose de troublant. Le calme qui y règne contraste avec l’image encore fraîche d’une élite mondiale arpentant ces mêmes rues. Un doute s’installe rapidement: qu’est-ce qui attire tant dans ce lieu reculé, dont la beauté est réelle mais loin d’être unique en Suisse? La réponse la plus évidente est qu’un étranger n’a pas forcément l’occasion de visiter toute la Suisse et que sans comparaison l’endroit est en effet magnifique. L’autre réponse, plus satisfaisante, est que le lieu est un miracle permanent. Comme le dit Thomas Sprecher, «Davos fournit le bois pour la chaise longue dans laquelle l’Histoire a pu s’installer confortablement».
Voir plus