
Des études estiment que la sortie du marché unique et de l’union douanière aurait fait perdre six à huit points de pourcentage au PIB britannique. L’incertitude permanente des relations avec l’Union européenne devrait continuer de peser sur l’économie du Royaume-Uni
Les économistes avaient prévenu: le Brexit représente un risque pour la prospérité du Royaume-Uni. Six ans plus tard, une équipe de chercheurs estime que la sortie de l’Union européenne, officielle depuis le 31 janvier 2020, aurait coûté six à huit points de pourcentage au PIB britannique, par rapport à un scénario sans Brexit.Selon son étude publiée par l’organisation américaine NBER (National Bureau of Economic Research), cet impact est devenu lisible dans le temps, après évaluation des chocs liés à la pandémie de Covid-19 en 2020, puis à la crise énergétique de 2022.
Au niveau macroéconomique, le Royaume-Uni se porte moins bien que d’autres économies riches à caractéristiques comparables. Mais pour faire ressortir l’impact du Brexit, les chercheurs ont comparé les données des entreprises britanniques connectées ou exposées aux échanges avec l’Union européenne par rapport aux autres. «Celles qui étaient les plus exposées ont enregistré des performances nettement inférieures à celles qui l’étaient moins», précise Gregory Thwaites, un des auteurs et professeur d’économie à l’Université de Nottingham. John Springford, un économiste et chercheur au Centre for European Reform, estime que cet écart de PIB représente une perte de revenus équivalente à 2000 livres (2100 francs suisses) par habitant et un manque à gagner en recettes fiscales de 40 à 80 milliards de livres (42 à 84 francs suisses).
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