
Vingt ans après la sortie de la première Seamaster Planet Ocean, Omega commercialise une nouvelle génération de cette montre iconique. Une esthétique plus anguleuse, des proportions affinées et le retour à une couleur audacieuse
Il l’a voulue orange. Et cela n’a pas été facile. Mais Raynald Aeschlimann l’a finalement obtenue: la lunette en céramique de la nouvelle Seamaster Planet Ocean affiche la teinte brillante et lumineuse d’un fruit d’oranger bien mûr, voire d’un coucher de soleil sur la baie de Biscayne. «Je ne voulais pas n’importe quel orange, raconte le patron d’Omega lors du gala de lancement à Miami de cette nouvelle série de montres. Je ne sais plus combien d’itérations il a fallu, mais elles ont été nombreuses. Jusqu’à obtenir enfin cette couleur vive: un véritable orange Omega.» La référence, ici, c’est la première Seamaster Planet Ocean, commercialisée en 2005, dont la couleur pop était alors imprimée sur une lunette en aluminium. «Nous avons été l’une des premières marques à utiliser cette nuance dans l’horlogerie. C’était une évidence que nous devions retrouver cette couleur signature sur la quatrième génération de la Planet Ocean.»
Pour qui n’y connaît rien en céramique, cette anecdote paraîtra sans intérêt, et l’insistance du CEO pour faire de cette lunette carotte une réussite industrielle peut-être un peu surjouée (il a également longuement évoqué l’importance de cet orange lors de la conférence de presse le même jour). Or, cette nuance particulière, comme le jaune ou le rouge, est connue pour être très difficile à obtenir en céramique. A l’inverse du bleu, issu de pigments minéraux naturellement stables, ces teintes chaudes et vives proviennent d’oxydes colorants qui ont tendance à brûler autour de 800 °C, soit bien avant d’atteindre les très hautes températures (au-delà de 1400 °C) nécessaires à stabiliser et durcir la zircone, la céramique technique utilisée en horlogerie. Résultat: une couleur terne, brune ou rouille.
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