
Au sortir de la pandémie, les pénuries de médicament alertaient sur la vulnérabilité de l’Europe. Le laboratoire UPSA a entrepris la relocalisation de la production de paracétamol en France. Patrick Leimgruber, directeur de la filiale suisse, revient sur ces enjeux
Les pénuries de médicaments de base post-pandémie ont déclenché un signal d’alarme sur les questions de sécurité de l’approvisionnement en Europe et aux Etats-Unis. En Suisse, UPSA est surtout connu pour son Dafalgan (il détient 30% des parts de marché des antalgiques légers). En novembre, dans le cadre d’un accord inédit avec le gouvernement français, le laboratoire pharmaceutique s’est engagé à produire deux médicaments sur son site d’Agen (Nouvelle-Aquitaine) en échange d’un gel des prix du paracétamol sur deux ans.
L’entreprise s’est également engagée à investir dans un projet d’usine de production de ce principe sur le sol français de l’entreprise Seqens, en partenariat avec Sanofi et les autorités. L’objectif: relocaliser sa production en 2026, pour garantir la sécurité de l’approvisionnement de la molécule la plus prescrite en France. Une décision qui intervient alors que Sanofi a cédé sa filiale produisant le Doliprane à un fonds américain au printemps. Directeur général d’UPSA pour la Suisse, Patrick Leimgruber revient sur ces questions de pénurie de médicaments alors que les Etats-Unis menacent de mettre en place des droits de douane.
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