
Ils sont à la tête de fortune de 1 à 5 millions de dollars et sont de plus en plus nombreux sur la planète. L’augmentation des prix de l’immobilier, qui constitue leur principal voire leur unique actif, explique leur émergence, selon une étude d’UBS
UBS les appelle les «millionnaires du quotidien». On en compte plus de 52 millions dans le monde, soit quatre fois plus qu’en 2000 et ils détiennent collectivement 107 000 milliards de dollars d’avoirs, relève la grande banque dans une étude publiée mercredi. Mais ces «EMILLI» (pour everyday millionnaires) ne se sentent pas riches et ne peuvent pas vivre de leur capital. Ces profils n’intéressent guère la gestion de fortune, puisqu’une grande partie, voire l’essentiel de leur patrimoine, est constituée d’immobilier, et pas d’actifs financiers liquides. De l’immobilier dont les prix ont continué à augmenter à travers le monde l’an dernier, créant ces millionnaires sur papier.
En revanche, ces millionnaires du quotidien pourraient de plus en plus susciter l’intérêt des gouvernements, confrontés à des niveaux record de dette publique qu’il faudra bien financer, dans ce que l’un des experts d’UBS a appelé la politisation de la richesse, c’est-à-dire la volonté que les individus fortunés paient davantage d’impôts. L’endettement des gouvernements va continuer à croître, notamment à cause du rôle croissant qu’ils vont jouer dans l’économie, ce qui les poussera à chercher des moyens de mobiliser la richesse privée, qui a elle aussi atteint des records l’an dernier.
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