COMBourse - Analyse graphique de l'actualite, des actions et des societes
 
CREER VOTRE COMPTE
Source : LeTemps.ch  (il y a 18 mois)

Les assurances doivent mesurer leur goût du risque

L'agence de notation Standard & Poor's a mis au point de nouvelles règles pour évaluer les groupes d'assurance qui émettent ou investissent dans des outils financiers de transfert des risques

Quand David Bowie «titrise» les futurs droits d'un de ses nouveaux disques, c'est-à-dire quand il encaisse avant la sortie d'un disque ses revenus sur droits d'auteur en les ayant transformés en une émission obligataire basée sur la valeur future de ses chansons, elles ne sont jamais loin. Quand c'est l'UBS qui émet un produit dérivé synthétique censé représenter une partie de son portefeuille de crédits sur les PME suisses, vous pouvez être sûr qu'elles sont à l'affût. Quand une société d'investissement émet des produits dérivés dont le sous-jacent n'est rien d'autre que la probabilité qu'un tremblement de terre majeur survienne quelque part sur la planète, elles sont toujours là. Elles, ce sont les assurances. Sur-capitalisées, ces compagnies sont à la fois d'importants pourvoyeurs de capitaux sur les marchés financiers pour acheter des produits d'investissements structurés et des amateurs de fonds propres qui leur permettent de faire face à de nouvelles obligations structurelles. Et, comme l'ont expliqué mercredi à Zurich dans un séminaire spécialisé les experts de Standard & Poor's, elles n'hésitent plus à se lancer dans l'émission d'instruments qui représentent un transfert de risque ou à y investir pour diversifier leur propre structure de bilan.

Pour les assurances, les émisions comme les achats d'actions ou de dette obligataire sont des instruments courants de travail. Mais, depuis quelques années, du fait de l'arrivée de l'euro qui a augmenté la liquidité des marchés et d'une moindre propension à émettre des Etats souverains dont les budgets s'équilibrent, les compagnies d'assurance cherchent des outils financiers dont le rendement à l'échéance est soit décorrélé de celui de leurs autres actifs soit très élevé. Leur idée est double. D'une part, de mieux rentabiliser leur surplus de capital en l'investissant dans ces outils et, d'autre part, grâce aux nouveaux produits qu'elles peuvent souscrire, de remplacer une partie de ce capital en surplus par de la dette pour en améliorer le rendement et ainsi satisfaire des actionnaires toujours plus exigeants.

Limites tracées

Pour les experts de Standard & Poor's, il n'y a a priori rien de mal à essayer de mieux utiliser son capital. Cependant, cette tendance peut aussi modifier la qualité de crédit d'un groupe d'assurance. Et donc de faire évoluer la note que cette agence lui donne. Cette note est en effet censée représenter la capacité des assurances à faire face à leurs obligations. Et, notamment à celles qu'elles ont à l'endroit de leurs clients qui ont souscrit des polices d'assurances. Or, les instruments financiers de transfert des risques, que ce soit, par exemple, des outils de titrisation d'actifs, des dérivés sur risques climatiques ou des produits structurés sur le prochain disque de David Bowie, induisent toujours une modification dans la structure du bilan des groupes d'assurance quand ils les émettent ou y investissent.

Du coup, comme le souligne Corinne Cunningham du département d'évaluation des assurances chez Standard & Poors, il a fallu tracer des limites pour pouvoir évaluer l'impact de ces produits sur la qualité des assurances.

Ainsi, un groupe noté AAA ne devrait pas avoir investi plus de 15% de son capital économique dans ces outils hybrides et 15% supplémentaires dans de la dette pour pouvoir garder sa note. Selon les directeurs Robert Mebus et Dominic Skeet, l'analyse des assurances qui se lancent dans cette direction porte donc essentiellement sur leur capacité à ne pas y engager trop de capital. Ceci les mettrait en porte à faux par rapport à leurs contreparties commerciales ou fragiliserait leur degré de liquidité. Pour les noter, Standard & Poor's fera donc très attention à la charge de capital investie dans ces outils, au niveau de réassurance de cette prise de risque et au degré de corrélation entre ces nouveaux risques et ceux qui existent déjà dans le portefeuille.


Jeudi 24 octobre 2024, 10h00 - LIRE LA SUITE
Partager : 
Jeudi 30 avril 2026
19h31

CREDIT AGRICOLE SA : LCL et Crédit Agricole Assurances finalisent l’acquisition du Groupe Milleis et consolident leur stratégie patrimoniale

Communication
Officielle
Mercredi 08 avril 2026
19h31

Crédit Agricole Assurances : Mise à disposition du rapport sur la solvabilité et la situation financière (SFCR) du Groupe Crédit Agricole Assurances relatif à l’année 2025

Communication
Officielle
18h31

Crédit Agricole Assurances : Mise à disposition du Document d’Enregistrement Universel 2025 de Crédit Agricole Assurances

Communication
Officielle
Mercredi 11 mars 2026
16h33

Les experts du risque client tirent profit du renforcement de leur rôle

Agefi.fr
Samedi 07 février 2026
11h32

Plébiscitées pour leur légèreté, les batteries au soufre doivent encore s’affranchir de leur durée de vie limitée

Usinenouvelle.com
Vendredi 16 janvier 2026
05h32

Le risque de grève monte dans le secteur des assurances face à l'échec des négociations sociales

Lalibre.be
Lundi 12 janvier 2026
08h33

Société Générale Assurances et Crédit Agricole Assurances participent à un fonds d’immobilier commercial

Agefi.fr
Vendredi 02 janvier 2026
10h33

L’évolution rapide du risque cyber oblige les assureurs à revoir leur approche de couverture

Agefi.fr
Mercredi 08 octobre 2025
12h04

Les impacts sur la biodiversité – comment mesurer les progrès

Agefi.fr
Lundi 15 septembre 2025
11h02

Depuis l'espace, le satellite européen FLEX va mesurer l’évolution de la santé des forêts et des cultures

Usinenouvelle.com
Jeudi 24 juillet 2025
15h04

Restauration de la biodiversité : comment mesurer le retour écologique ?

Agefi.fr
Jeudi 05 juin 2025
17h05

Risque canicule : «De nouvelles mesures qui aiguillent les employeurs dans leur démarche de prévention», Clémence Repellin (OPPBTP)

Lemoniteur.fr
Mardi 27 mai 2025
14h03

L’Europe prépare des stress tests pour mesurer les risques du shadow banking

Lalibre.be
Vendredi 23 mai 2025
18h04

Les entreprises à l'international doivent repenser leur stratégie face à la hausse des coûts douaniers

Agefi.fr





Bons Plans Investissement et Trading
Recevez sur votre messagerie notre sélection des bons plans en investissement et trading :


Olivier Goerens, le patron de Belfius Private et ex-bras droit d'Olivier Onclin, quitte la banque 10 avril
Lalibre.be
Les patrons des trois plus grandes banques belges ont gagné 7,5 millions d'euros en 2025 09 avril
Lalibre.be
CREDIT AGRICOLE NORD DE FRANCE : Avis de mise à disposition du Rapport Financier 2025 09 avril
Globenewswire.com
Crédit Mutuel AM discute avec Aladdin de BlackRock pour sa plateforme d'investissement 10 avril
Agefi.fr
Les banques françaises visent toutes l'Allemagne, avec des ambitions variables 10 avril
Agefi.fr
Les banques d'investissement françaises restent maîtresses en leur pays 05 avril
Agefi.fr
Chute de Credit Suisse: Ce banquier qui a vu venir la fin d’un monde 05 avril
TribuneDeGeneve.ch
Microsoft et Publicis Groupe renforcent leur partenariat pour façonner l’avenir du marketing agentique au service des sociétés du monde entier 08 avril
Globenewswire.com
Anthropic dévoile avec précaution un projet de modèle d'IA pour la cybersécurité 08 avril
Agefi.fr
Qui sont les plus grands gérants d'actifs du monde en 2026 ? 14 avril
Agefi.fr
UBS perd une manche dans le dossier des comptes nazis aux Etats-Unis 08 avril
LeTemps.ch
Roquette réalise avec succès son émission obligataire hybride, pour un montant de 600 millions d'euros 16 avril
Globenewswire.com
Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026 13 avril
Agefi.fr
Communiqué de presse : Sanofi place 2,3 milliard d’euros d’emprunts obligataires 24 avril
Globenewswire.com
Publicis ravit à Dentsu le budget média mondial de Microsoft 08 avril
Agefi.fr











2007 - 2026 | COMBourse.com