COMBourse - Analyse graphique de l'actualite, des actions et des societes
 
CREER VOTRE COMPTE
Source : LeTemps.ch  (il y a 16 mois)

Les assurances doivent mesurer leur goût du risque

L'agence de notation Standard & Poor's a mis au point de nouvelles règles pour évaluer les groupes d'assurance qui émettent ou investissent dans des outils financiers de transfert des risques

Quand David Bowie «titrise» les futurs droits d'un de ses nouveaux disques, c'est-à-dire quand il encaisse avant la sortie d'un disque ses revenus sur droits d'auteur en les ayant transformés en une émission obligataire basée sur la valeur future de ses chansons, elles ne sont jamais loin. Quand c'est l'UBS qui émet un produit dérivé synthétique censé représenter une partie de son portefeuille de crédits sur les PME suisses, vous pouvez être sûr qu'elles sont à l'affût. Quand une société d'investissement émet des produits dérivés dont le sous-jacent n'est rien d'autre que la probabilité qu'un tremblement de terre majeur survienne quelque part sur la planète, elles sont toujours là. Elles, ce sont les assurances. Sur-capitalisées, ces compagnies sont à la fois d'importants pourvoyeurs de capitaux sur les marchés financiers pour acheter des produits d'investissements structurés et des amateurs de fonds propres qui leur permettent de faire face à de nouvelles obligations structurelles. Et, comme l'ont expliqué mercredi à Zurich dans un séminaire spécialisé les experts de Standard & Poor's, elles n'hésitent plus à se lancer dans l'émission d'instruments qui représentent un transfert de risque ou à y investir pour diversifier leur propre structure de bilan.

Pour les assurances, les émisions comme les achats d'actions ou de dette obligataire sont des instruments courants de travail. Mais, depuis quelques années, du fait de l'arrivée de l'euro qui a augmenté la liquidité des marchés et d'une moindre propension à émettre des Etats souverains dont les budgets s'équilibrent, les compagnies d'assurance cherchent des outils financiers dont le rendement à l'échéance est soit décorrélé de celui de leurs autres actifs soit très élevé. Leur idée est double. D'une part, de mieux rentabiliser leur surplus de capital en l'investissant dans ces outils et, d'autre part, grâce aux nouveaux produits qu'elles peuvent souscrire, de remplacer une partie de ce capital en surplus par de la dette pour en améliorer le rendement et ainsi satisfaire des actionnaires toujours plus exigeants.

Limites tracées

Pour les experts de Standard & Poor's, il n'y a a priori rien de mal à essayer de mieux utiliser son capital. Cependant, cette tendance peut aussi modifier la qualité de crédit d'un groupe d'assurance. Et donc de faire évoluer la note que cette agence lui donne. Cette note est en effet censée représenter la capacité des assurances à faire face à leurs obligations. Et, notamment à celles qu'elles ont à l'endroit de leurs clients qui ont souscrit des polices d'assurances. Or, les instruments financiers de transfert des risques, que ce soit, par exemple, des outils de titrisation d'actifs, des dérivés sur risques climatiques ou des produits structurés sur le prochain disque de David Bowie, induisent toujours une modification dans la structure du bilan des groupes d'assurance quand ils les émettent ou y investissent.

Du coup, comme le souligne Corinne Cunningham du département d'évaluation des assurances chez Standard & Poors, il a fallu tracer des limites pour pouvoir évaluer l'impact de ces produits sur la qualité des assurances.

Ainsi, un groupe noté AAA ne devrait pas avoir investi plus de 15% de son capital économique dans ces outils hybrides et 15% supplémentaires dans de la dette pour pouvoir garder sa note. Selon les directeurs Robert Mebus et Dominic Skeet, l'analyse des assurances qui se lancent dans cette direction porte donc essentiellement sur leur capacité à ne pas y engager trop de capital. Ceci les mettrait en porte à faux par rapport à leurs contreparties commerciales ou fragiliserait leur degré de liquidité. Pour les noter, Standard & Poor's fera donc très attention à la charge de capital investie dans ces outils, au niveau de réassurance de cette prise de risque et au degré de corrélation entre ces nouveaux risques et ceux qui existent déjà dans le portefeuille.


Jeudi 24 octobre 2024, 10h00 - LIRE LA SUITE
Partager : 
Samedi 07 février 2026
11h32

Plébiscitées pour leur légèreté, les batteries au soufre doivent encore s’affranchir de leur durée de vie limitée

Usinenouvelle.com
Vendredi 16 janvier 2026
05h32

Le risque de grève monte dans le secteur des assurances face à l'échec des négociations sociales

Lalibre.be
Lundi 12 janvier 2026
08h33

Société Générale Assurances et Crédit Agricole Assurances participent à un fonds d’immobilier commercial

Agefi.fr
Vendredi 02 janvier 2026
10h33

L’évolution rapide du risque cyber oblige les assureurs à revoir leur approche de couverture

Agefi.fr
Mercredi 08 octobre 2025
12h04

Les impacts sur la biodiversité – comment mesurer les progrès

Agefi.fr
Lundi 15 septembre 2025
11h02

Depuis l'espace, le satellite européen FLEX va mesurer l’évolution de la santé des forêts et des cultures

Usinenouvelle.com
Jeudi 24 juillet 2025
15h04

Restauration de la biodiversité : comment mesurer le retour écologique ?

Agefi.fr
Jeudi 05 juin 2025
17h05

Risque canicule : «De nouvelles mesures qui aiguillent les employeurs dans leur démarche de prévention», Clémence Repellin (OPPBTP)

Lemoniteur.fr
Mardi 27 mai 2025
14h03

L’Europe prépare des stress tests pour mesurer les risques du shadow banking

Lalibre.be
Vendredi 23 mai 2025
18h04

Les entreprises à l'international doivent repenser leur stratégie face à la hausse des coûts douaniers

Agefi.fr
Mercredi 30 avril 2025
19h32

Crédit Agricole Assurances : Mise à disposition du Document d’Enregistrement Universel 2024 de Crédit Agricole Assurances

Communication
Officielle
Jeudi 24 avril 2025
11h34

« Les entreprises doivent améliorer la traçabilité de leur chaîne de valeur »

Agefi.fr
Mardi 08 avril 2025
19h01

Crédit Agricole Assurances : Mise à disposition du rapport sur la solvabilité et la situation financière (SFCR) du Groupe Crédit Agricole Assurances relatif à l’année 2024

Communication
Officielle
Vendredi 04 avril 2025
12h01

Les actions américaines connaissent leur pire journée depuis 2020 alors que les droits de douane de Trump augmentent le risque de récession

Morningstar
Jeudi 03 avril 2025
08h03

Des investisseurs français s’unissent pour mieux mesurer les émissions évitées

Agefi.fr





Bons Plans Investissement et Trading
Recevez sur votre messagerie notre sélection des bons plans en investissement et trading :


La fondation d'une riche famille belge au cœur d'un procès pour blanchiment qui sera très scruté
Lalibre.be
L’AMF clarifie le périmètre d’intervention des CIF sur l’assurance vie luxembourgeoise
Agefi.fr
L'affaire Epstein met à l'épreuve le contrôle des risques dans les banques
Agefi.fr
La Société Générale met la pression à BoursoBank
Agefi.fr
L'électrique fait déraper la location longue durée dans les banques
Agefi.fr
Stellantis mise à nouveau sur le diesel, même en Belgique
Lalibre.be
Nouvelles usines, flexibilité et compétence de la main-d’œuvre : Safran mise plus que jamais sur le Maroc
Lefigaro.fr
Google gagne en justice face au constructeur de son data center de Saint-Ghislain 03 mars
Lalibre.be
Lhoist, le géant wallon de la chaux, s'ouvre à de nouveaux partenaires
Lalibre.be
Marc Fiorentino et Patrick Thiberge : «Nous ciblons désormais les clients au-dessus de 500 000 euros de patrimoine » 04 mars
Agefi.fr
Perte record pour Stellantis, symbole des tensions structurelles du marché automobile européen
LeTemps.ch
Comment Safran se prépare au lancement des successeurs des Airbus A320neo et Boeing 737 Max
Lefigaro.fr
Mon Petit Placement lance un produit structuré sur le luxe avec capital garanti
Agefi.fr
Comment la course à l'IA renforce le pouvoir des Big Tech sur l’économie américaine
France24.com
Polaris Private Equity prend les rênes de Valtus pour en faire un champion mondial du management de transition
Agefi.fr











2007 - 2026 | COMBourse.com