
Comme le chantait Jacques Brel, on n’obtient pas toujours les résultats escomptés en se rendant dans un endroit précis. Les conséquences des actions américaines dans le détroit d’Ormuz se voient déjà à Pékin et Wall Street, et probablement bientôt dans l’Iowa
En déclenchant les hostilités contre l’Iran le 28 février, Donald Trump tablait sur une opération de courte durée: quatre à six semaines. Nous y sommes. Quel est le bilan?
Sur le plan géopolitique, les Etats-Unis (et Israël) ont fait étalage de leur force, mais aussi de leur incapacité à «faire tomber le régime», à entraîner une coalition occidentale et à contrôler les flux transitant par le détroit d’Ormuz. Pire, des bâtiments de la Marine chinoise sont présents à proximité à des fins d’observation, de suivi et de protection des intérêts chinois. Une version actualisée du déclin de l’empire américain: «t’as voulu voir Ormuz, et on a vu Pékin».
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