
La Genevoise est active dans l’aide aux réfugiés du camp de Jerash depuis 2013 à travers sa marque SEP. Elle participe le 11 mars à un panel du FIFDH autour de la privatisation de l’aide au développement
Comme un pied de nez aux couloirs sombres et lisses du très commercial Confédération Centre à Genève, un tourbillon de couleurs et de motifs accroche les pupilles. Au deuxième étage, dominant la rue du Rhône, la boutique SEP [Social Entreprise Project, ndlr] déploie sa farandole de keffiehs, sweatshirts et bonnets en cachemire, housses de coussins étoilées ou encore tote bags élégants. Ce qui rassemble cette foule texturée? La broderie palestinienne, art inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2021. Mais aussi – et surtout – Roberta Ventura.
La voilà qui surgit, s’excusant pour son infime retard dans un savoureux minestrone composé d’italien, de français et d’anglais. Energique, la Genevoise originaire du nord de l’Italie donne à la fois l’impression que chaque minute compte et qu’il faut savoir prendre son temps. Voilà près de dix ans qu’elle a quitté son travail dans le secteur financier pour se consacrer à sa marque, et à travers elle, aux femmes réfugiées du camp jordanien de Jerash, aussi connu sous le nom de «Gaza Camp». Car ce sont elles, les artistes brodeuses de SEP.
Voir plus