
FONDS JUIFS. Après la découverte de 900 nouveaux comptes de nazis chez CREDIT SUISSE, une commission d’enquête sénatoriale cherche à savoir si ces nouveaux éléments sont couverts par l’accord à 1,25 milliard de 1999. Au cas contraire, UBS pourrait être inquiétée
«Si vous devez plus d’argent, alors, bon sang, payez-le, car c’est de cela qu’il s’agit»: John Kennedy, l’un des sénateurs qui ont interrogé des représentants d’UBS mardi à Washington, a de toute évidence donné dans le lapsus révélateur, après plus d’une heure d’accusations souvent musclées. Jusque-là, il avait surtout été question de rétablir la vérité historique, durant cette audition un peu pompeusement intitulée «La vérité révélée: faits cachés concernant les nazis et les banques suisses». Mais les questions d’argent n’ont jamais été très loin.
Cette réalité, c’est celle des banques suisses qui ont hébergé les avoirs d’officiers nazis durant la Deuxième Guerre mondiale. Neil Barofsky, l’enquêteur américain chargé d’analyser les archives de CREDIT SUISSE, vient de révéler l’existence de près de 900 comptes problématiques supplémentaires. Et de comportements tout aussi accablants, comme l’aide apportée par la banque à des nazis dans leur fuite vers l’Argentine, via la tristement célèbre «filière des rats».
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