
La société du canton d’Obwald fonctionne comme un fonds de fonds, qui sélectionne des gérants de private equity et rachète des parts de leurs fonds auprès de clients qui souhaitent s’en séparer. Ce qui lui a permis d’être exposée à SpaceX. Décryptage
Et s’il suffisait de 4 francs pour investir dans le private equity? C’est à peu près le cours actuel d’une action de Matador Secondary Private Equity. La société obwaldienne est entrée le 15 juin à la bourse de Zurich, après avoir été longtemps cotée sur celle de Berne. Son credo: élargir l’accès à ces investissements dans des entreprises non cotées en bourse, longtemps réservés à des institutionnels ou aux très grandes fortunes. Comme son nom l’indique, Matador se concentre sur le marché secondaire du private equity, qui accueille des participations dans des sociétés ou des parts de fonds que leurs détenteurs souhaitent céder. Comment s’assure-t-elle de la qualité des placements qu’elle acquiert? Pourquoi sa valeur boursière dépasse-t-elle celle de ses investissements? Le fondateur, Florian Dillinger, apporte des éclaircissements.
Pour certains observateurs, le marché secondaire illustre les difficultés actuelles du private equity. Les taux d’intérêt plus élevés rendent moins rentables les acquisitions avec levier, et les possibilités de revente des sociétés en portefeuilles (on parle de «sorties») se révèlent plus aléatoires. Certains grands acteurs, comme le zougois Partners Group, ont limité les remboursements accordés aux clients. De plus en plus de fonds de private equity ou d’investisseurs cèdent des participations, c’est ce qu’on appelle «le marché secondaire».
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