
CHRONIQUE. Après avoir dû gérer risques déflationnistes, croissances économiques atones, crises de la dette souveraine, appréciation de la devise ou pénuries de liquidité, les banques centrales retrouvent un cadre d’action plus classique: contrôler l’inflation sans faire dérailler la croissance
Malgré un environnement économique et géopolitique particulièrement complexe, les principales banques centrales ne seraient-elles pas en train de vivre la période actuelle avec un certain soulagement? C’est la question qui se pose après la série de réunions des dernières semaines aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon. Partout, le message est celui d’un recentrage sur leur mission première, la lutte contre l’inflation.
Le cycle de hausse des taux de 2022-2023 avait déjà marqué une étape importante dans la normalisation des politiques monétaires après une décennie durant laquelle les banques centrales avaient été appelées à gérer bien davantage que la stabilité des prix.
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