
Soulagés par la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale, les marchés ont massivement vendu l’or et l’argent vendredi. Mais le futur président de la Fed risque d’instaurer une rupture profonde et une nouvelle dépendance pour la banque centrale américaine
L’argent a subi vendredi la pire chute de son histoire, alors que l’or baissait et le dollar progressait. La première explication à ces spectaculaires mouvements s’appelle Kevin Warsh, nommé ce matin-là à la présidence de la Réserve fédérale américaine (Fed). Une fois ce choix confirmé par le Sénat – le consensus estime qu’il le sera –, Kevin Warsh succédera à Jerome Powell mi-mai. Perçu comme partisan de la lutte contre l’inflation, l’économiste américain ne devrait pas baisser les taux de la Fed aussi rapidement que ne le souhaite Donald Trump. Les marchés ont donc été rassurés sur cet aspect de l’indépendance de la Réserve fédérale. Mais ils sous-estiment une autre dépendance que Kevin Warsh risque d’instaurer: la soumission de la politique monétaire à la politique économique de l’administration américaine. Qui serait très mauvaise pour le dollar à long terme.
Après sa folle envolée de 2025, l’argent est passé de près de 120 dollars l’once jeudi à environ 83 vendredi et un peu plus de 80 lundi après-midi. C’est plus de 1000 milliards de dollars de capitalisation qui se sont envolés, et plus de 1500 milliards de dollars pour l’or, qui a connu en fin de semaine sa pire journée depuis 2013.
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