
En allouant de façon sélective le capital, les gestionnaires actifs ont un effet positif sur les marchés et la croissance économique
Ce n’est une nouvelle pour personne: la dernière décennie a vu la part de marché des stratégies passives augmenter massivement. Au niveau mondial, celle-ci est ainsi passée de 23% en 2015 à 43% à fin 2024. Et même si la Suisse reste plus réticente vis-à-vis de la gestion indexée, notre pays a suivi une trajectoire similaire, avec des investissements passifs qui représentaient 37% du total en 2024 contre 20% dix ans auparavant.
Or si leurs coûts sont plus faibles – ce qui améliore en théorie leur résultat net pour les investisseurs, de nombreuses études ont montré que ces produits ont toutefois des effets négatifs, par exemple en augmentant la volatilité des titres sous-jacents et en réduisant la liquidité. Mais surtout, comme ils surpondèrent par nature les actions ayant le plus monté et qu’ils délaissent les titres sous-évalués indépendamment de leurs perspectives, ils renforcent la surévaluation et nuisent au bon fonctionnement des marchés.
Voir plus