
La crainte que l’intelligence artificielle ne remplace beaucoup d’applications utilisées par les entreprises a fait chuter les cours d’éditeurs de logiciels. Des valeurs d’autres secteurs des services sont aussi contaminées. On parle même d’un retour vers l’analogique
Sous les feux de l’actualité pour sa levée de fonds de 30 milliards, Anthropic a aussi joué un rôle décisif dans le krach des éditeurs de logiciels, toujours en cours. La société désormais valorisée à 380 milliards de dollars a en effet dévoilé de nouveaux outils permettant d’automatiser des tâches, y compris dans le domaine de la finance, ce qui a provoqué une baisse des actions des fournisseurs de services financiers. En somme, les marchés sont passés de la recherche des entreprises qui bénéficieront le plus de l’IA à celles qui risquent de perdre des revenus à cause de cette technologie. Avec une approche consistant à vendre d’abord et à poser des questions ensuite.
Les fournisseurs de logiciels et de services informatiques ont chuté de 27% à la bourse de New York depuis fin octobre. De grands noms comme MICROSOFT, Adobe ou Salesforce ont souffert, certains encaissant des reculs boursiers de plus de 10% en un jour. C’est paradoxalement le signe d’un optimisme plus marqué des investisseurs, sur l’efficacité des nouveaux outils reposant sur l’IA, qui remet en question la position des éditeurs de logiciels.
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