
L’oléoduc traversant l’Arabie saoudite d’est en ouest a longtemps été sous-utilisé. La fermeture des vannes du côté d’Ormuz le relance. Une bonne partie des flux de pétrole mondiaux en dépend
C’est l’infrastructure que tout le monde scrute dans les milieux du pétrole. Un oléoduc de 1200 km qui traverse l’Arabie saoudite d’est en ouest. De son fameux champ pétrolier de Ghawar et la cité voisine d’Abqaïq au port de Yanbu, en mer Rouge. Un tuyau appelé «Petroline» qui doit permettre au royaume, principal exportateur de pétrole au monde, d’écouler une partie de ses hydrocarbures sans passer par le détroit d'Ormuz, où le trafic est fermé. Et d’atténuer les tensions autour de la crise énergétique qui se dessine au 13e jour de la guerre en Iran.
Une trentaine de pétroliers géants – chacun capable de transporter deux millions de barils – se dirigent actuellement vers Yanbu, selon des sites de suivi des bateaux et le cabinet Kpler. Depuis le début du mois, une moyenne de deux millions de barils par jour (mb/j) est déjà chargée depuis ce port, un chiffre qui devrait doubler, alors qu’en février 800 000 barils y transitaient au quotidien. Le monde consomme une centaine de millions de barils de pétrole par jour.
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