
C’est un morceau du Val-de-Travers où il ne pousse pas que l’absinthe. On y célèbre deux trentenaires cette année: la marque Parmigiani Fleurier et la manufacture Chopard. Leur anniversaire est celui de toute une région sinistrée par la crise du quartz devenue hub réputé de l’horlogerie fine grâce à un homme: Michel Parmigiani
Genève et la vallée de Joux n’ont qu’à bien se tenir. Une terre d’horlogerie d’exception a fleuri dans les contreforts de Neuchâtel. L’épicentre se nomme Fleurier. La commune est rattachée depuis la fusion de 2009 à la grande entité Val-de-Travers, et mérite son épingle sur la carte de la montre haut de gamme. L’horlogerie fournit près d'un tiers de tous les emplois et on y célèbre cette année un double anniversaire: la marque Parmigiani Fleurier et la manufacture L.U.C de Chopard soufflent toutes deux leurs 30 bougies. Prétexte tout trouvé pour y faire un tour.
En arrivant à la gare, le regard bute sur l’imposant «Chapeau de Napoléon», ce mont boisé qui se pose comme un bicorne sur la tête de Fleurier. Une maison de maître fait office de cocarde. Elle est occupée par l’horloger finlandais Kari Voutilainen, maestro multiprimé et entrepreneur patenté. De son antre, il surveille sa fabrique de cadrans Comblémine (à Saint-Sulpice, hameau voisin de Fleurier) et son atelier de décoration Brodbeck Guillochage, logé dans l’école d’horlogerie qui avait fermé au milieu des années 1980.
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