
CHRONIQUE. La complexité des usages et les impératifs de rendement amènent les investisseurs à préférer les exclusions comportementales plutôt que sectorielles
A l’origine, les exclusions éthiques appliquées en finance étaient simples. Certains secteurs d’activité étaient jugés intrinsèquement immoraux: alcool, tabac, pornographie, etc. Depuis quelques années, ce domaine s’est complexifié. Les exclusions relevant de l’investissement responsable deviennent plus ciblées, elles incluent également des filtres comportementaux appliqués à l’échelle des entreprises (voir la chronique de septembre 2025 «Finance durable: l’essor des exclusions basées sur des normes»). Plusieurs événements récents indiquent un renforcement de cette tendance.
Progressivement, les praticiens de la finance durable se distancient d’une approche essentialiste, centrée sur l’idée qu’il y a de bons et de mauvais produits, pour adopter une démarche plus fine. Celle-ci couvre aussi la façon dont un produit est utilisé, ainsi que les pratiques des entreprises qui sont évaluées de façon individuelle et contextuelle.
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