
Derrière la provocation de Mélenchon se cache une réalité implacable: annuler la dette revient à perdre la confiance des créanciers. Une leçon que les fonds de pension et épargnants paieraient au prix fort
En France, cette rentrée voit non seulement les élèves reprendre le chemin de l’école, mais aussi les candidats à l’élection présidentielle de 2027 sortir du bois. Tout à gauche de l’échiquier politique, Jean-Luc Mélenchon a ainsi relancé l’idée – déjà évoquée dans son programme de 2022 – d’annuler une partie de la dette étatique. Fidèle à son goût pour la provocation, le leader de La France insoumise a proposé de «foutre au feu» les 18% de dette détenus par la Banque de France et la Banque centrale européenne (BCE).
Si 43% des Français y seraient favorables (50% même pour la tranche des 18-24 ans) selon un sondage réalisé pour le HuffPost, la réplique de l’actuel premier ministre Sébastien Lecornu a été cinglante. Pour lui, il s’agirait d’une triple faute: morale, économique et patriotique. Concentrons-nous ici sur les aspects économiques, l’occasion de rappeler à la fois l’historique budgétaire désastreux de l’Hexagone et la mécanique implacable de la dette. Une analyse qui, par effet miroir, met en lumière les atouts actuels de la Suisse.
Voir plus