
CHRONIQUE. Il est Neuchâtelois, horloger et designer. Il était directeur produits indépendant, au service d’autres maisons. Pour la première fois en plus de trente ans de carrière, il dessine une montre pour lui-même et lance sa propre marque avec un associé
Yvan Ketterer est plus patient qu’un horloger. Cela fait près d’une vie qu’il attend ce moment, mais quand il sort sa propre montre de sa marmotte (l’étui dans lequel les horlogers transportent leurs montres), sa main ne tremble pas et le geste est mesuré. Pour l’instant, il n’en a que deux exemplaires.
Ce sont les premières pièces d’une série de 38, qui sont en principe déjà toutes vendues — entre 44 000 et 47 000 francs l’unité selon la finition, en or ou platine. Yvan Ketterer annonce cette bonne nouvelle avec de grands guillemets: il connaît suffisamment bien le secteur pour savoir qu’une montre n’est vendue que lorsqu’elle est payée. Pour l’instant, les seules écritures positives sur les comptes de la société sont ces versements, ceux de son associé Leopoldo Celi, et de deux autres actionnaires, dont le vaudois HHDR Group (Haute Horlogerie Dominique Renaud).
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