
Le futur patron de la banque centrale américaine s’est déclaré favorable à des taux d’intérêt bas, adoptant la position de Donald Trump. Mais il devra composer avec un comité de la Fed assez prudent sur les baisses de taux en 2026. Critique sur la taille du bilan de la Fed, il est peu probable que le nouveau président pourra la réduire
Depuis que Kevin Warsh a été nommé à la présidence de la Réserve fédérale (Fed), le 30 janvier, tout le monde se demande comment évoluera la banque centrale américaine. L’économiste new-yorkais, qui a siégé au comité de la Fed entre 2006 et 2011, est décrit comme un «faucon colombisé». Partisan historique des taux d’intérêt bas afin de lutter contre l’inflation, y compris durant la crise financière de 2008, le futur successeur de Jerome Powell a plus récemment adopté les vues de Donald Trump, bruyamment favorable à des taux très bas et très rapidement. Sa nomination n’a pas effrayé les marchés et a déclenché autant de réactions positives que négatives. Elle pose surtout la question du futur fonctionnement de la Fed, que Kevin Warsh a régulièrement critiquée, appelant même à un «changement de régime».
A quoi pourrait ressembler ce futur cadre? Son arrivée à la Fed consacre-t-elle la mainmise du président Trump sur la plus puissante banque centrale du monde? Ne disposant que d’un vote parmi les 12 exprimés à chaque décision sur les taux, le président de la Réserve fédérale est-il un membre du comité comme les autres, ou exerce-t-il une influence déterminante?
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