
Une semaine après le début des rappels de lait infantile pour une infection bactérienne, une cinquantaine de pays, dont la Suisse, sont désormais concernés. Un nouveau scandale pour le groupe veveysan alors que les affaires s’enchaînent depuis deux ans
Quelques mois après le licenciement de son directeur général Laurent Freixe, pour avoir caché une relation amoureuse avec une subordonnée directe, Nestlé vit une nouvelle crise. Lundi 5 décembre, le géant veveysan annonçait le rappel de plusieurs lots de lait infantile dans différents pays européens. Mais ces derniers jours, la liste n’a cessé de s’allonger et plus de cinquante pays, dont la Suisse, sont désormais concernés. Ceux-ci sont recensés sur un site où l’entreprise communique également des conseils à destination des consommateurs
A l’origine de ces rappels, une toxine d’origine bactérienne, la céréulide. Produite par Bacillus cereus, cette substance peut provoquer des troubles digestifs, notamment des diarrhées et vomissements. La contamination d’une huile arachidonique d’un de ses fournisseurs, utilisée dans la préparation de ces produits, est à l’origine de cette mesure, précise un porte-parole de Nestlé. En Suisse certains lots des marques BEBA et Alfamino sont concernés. A ce jour, aucun cas de maladie liée à la consommation de ces produits n’a été signalé confirme ce porte-parole, insistant sur le caractère préventif des rappels.
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