
Les performances des fonds alternatifs ont été très divergentes au cours du dernier mois. Le conflit au Moyen-Orient a provoqué un changement de régime des marchés. Un fonds genevois tire son épingle du jeu
Les gérants de fonds alternatifs sont souvent considérés comme les professionnels les plus sophistiqués du monde de la finance. Ils sont comme tout le monde confrontés à des marchés très incertains et fluctuants depuis le déclenchement de la guerre en Iran. L’indice des actions mondiales affiche un recul de 1,3% depuis le début de l’année, et celui des actions européennes (Euro Stoxx 50) une baisse d’environ 1%. Les gérants de hedge funds font-ils mieux dans ce contexte que les investisseurs lambda?
Jusqu’au début des hostilités, le 28 février, «des tensions étaient perceptibles au Moyen-Orient, mais peu d’observateurs s’attendaient à un affrontement armé ou à ce qu’il dure autant, analyse Cédric Vuignier, de Syz Capital. Avant la guerre, les investisseurs prévoyaient une baisse modérée des taux d’intérêt, or ils ont dû faire face à un changement de tendance.» L’augmentation du prix du pétrole crée des tensions inflationnistes, qui pourraient pousser les banques centrales occidentales à relever leurs taux d’intérêt.
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