Communication Officielle
Mercredi 11 février 2026, 18h31 (il y a 2 mois) Michelin enregistre en 2025 un résultat opérationnel des secteurs de 2,9 milliards € à iso-parités et un cash-flow libre avant M&A élevé, de 2,1 milliards €, renforçant ainsi sa solidité financière.Clermont-Ferrand, le 11 février 2026 – 17h45 COMPAGNIE GÉNÉRALE DES ÉTABLISSEMENTS MICHELIN Michelin enregistre en 2025 un résultat opérationnel des secteurs de 2,9 milliards € à iso-parités et un cash-flow libre avant M&A élevé, de 2,1 milliards €, renforçant ainsi sa solidité financière. Les ventes et le résultat opérationnel des secteurs sont pénalisés par le volume d’activité et l’appréciation de l’euro, partiellement compensés par l’amélioration du mix des ventes.
Le segment Automobile et Deux-roues (SR1) enregistre une marge opérationnelle de 11,7 % impactée par la baisse des volumes en Première monte ainsi qu’en marques Tier 2 et Tier 3. Le mix des ventes s’enrichit avec 68 % des ventes tourisme MICHELIN réalisées en dimensions « 18 pouces et plus », et une croissance au Remplacement de la marque MICHELIN soutenue par le renouvellement des gammes MICHELIN Primacy et CrossClimate. Le segment Transport routier (SR2) voit sa marge opérationnelle baisser à 4,7 %, fortement pénalisée par la faiblesse des ventes Première monte en Amérique du Nord sur un marché en baisse de 20 %, dans un contexte de surstock massif de camions « Class-8 ». Le Groupe a engagé sur le segment Transport routier un plan d’adaptation profond comprenant l’ajustement des capacités industrielles, une différenciation accrue par le renouvellement accéléré des gammes de produits, et le développement des solutions connectées. Le segment Spécialités (SR3) génère une marge opérationnelle de 13,5 %, les activités Pneu restant pénalisées par des marchés de Première monte Agricole en bas de cycle, partiellement compensés par la croissance dynamique des activités Mining et Avion. Les Polymer Composite Solutions sont en croissance, et confirment un niveau de rentabilité élevé ainsi que l’intérêt d’un portefeuille diversifié. Le Groupe renforce sa position financière grâce à une forte génération de trésorerie.
Florent Menegaux, Président : « En 2025, plusieurs marchés de MICHELIN ont été fortement affectés par une concurrence exacerbée, par de nouvelles politiques douanières particulièrement instables et par un environnement réglementaire pénalisant, ce qui a pesé sur nos volumes. Dans ce contexte, nos équipes se sont mobilisées de façon exemplaire, en ajustant au plus près le pilotage de nos opérations. Nous avons également renforcé notre solidité financière, continué à adapter nos capacités industrielles et accéléré notre plan produit. La dynamique de croissance du Groupe dans les Polymer Composite Solutions, intensifiée par nos récentes acquisitions, confirme notre capacité à nous positionner sur ces activités à forte valeur ajoutée. Nous restons pleinement engagés à poursuivre le déploiement de notre stratégie Michelin in Motion 2030 ». Perspectives 2026 Indépendamment de l’instabilité des règles du commerce international, les marchés pneumatiques sont anticipés stables sur l’année, marquant un léger déclin au premier semestre puis un renforcement relatif des marchés de Première monte B2B au second semestre. Parallèlement à son activité pneumatiques, le Groupe accélère sa croissance dans les Polymer Composite Solutions, qui constitueront dès le premier trimestre 2026 un nouveau segment de reporting dans la communication financière du Groupe. Michelin vise en 2026 une progression de son résultat opérationnel des secteurs à périmètre et taux de change constants par rapport à 2025, et une génération de cash-flow libre avant M&A supérieure à 1,6 milliard €. Confiant dans sa génération de trésorerie, le Groupe annonce un programme de rachat d’actions jusqu’à 2,0 milliards € sur la période 2026-2028. Chiffres clés
1 Dividende 2025 soumis à l’approbation de l’Assemblée Générale des actionnaires du 22 mai 2026. 2 Cash-flow libre : flux de trésorerie sur activités opérationnelles moins les flux de trésorerie sur activités d’investissement retraités des flux de trésorerie nets sur les actifs financiers de gestion de trésorerie et de garantie d’emprunts. 3 Pour le calcul du ROCE, sont ajoutés au résultat opérationnel des secteurs l’amortissement des actifs incorporels acquis ainsi que le résultat des sociétés mises en équivalence. Le ROCE est calculé après impôts, sur la base d’un taux standard de 23% pour les exercices 2025 et 2024, afin de se rapprocher du taux d’impôt effectif (à comparer d’un taux standard de 25% en 2023). 5 Fin de période. Évolution des marchés Tourisme Camionnette & Deux-roues TOURISME CAMIONNETTE
* Y compris Turquie et Asie centrale Le marché mondial sell-in des pneumatiques Tourisme Camionnette est en croissance de 1 % sur l’ensemble de l’année 2025, avec une Première monte en hausse de 2 % et une demande Remplacement en hausse de 1 %. TOURISME CAMIONNETTE - PREMIERE MONTE En Première monte, la demande mondiale est en croissance de 2 % par rapport à 2024. La Chine ( 9 %) est le principal moteur de cette évolution tandis que l'Europe (- 5 %) et l'Amérique du Nord (- 2 %) sont en recul. La demande en Asie hors Chine est également en retrait (- 4 %, principalement Japon et Corée du Sud). En Europe, le marché s'affiche en retrait sur l'ensemble de l'année mais le second semestre a montré une quasi-stabilisation, après un début d'année en recul significatif (- 8 %). L'industrie automobile européenne souffre toujours d'incertitudes entourant sa nécessaire transformation, ainsi que de la concurrence des acteurs asiatiques. Cependant le marché a bénéficié au second semestre d'une légère reprise de la demande de véhicules neufs et d'une meilleure visibilité sur les droits de douane affectant les exports à destination des Etats-Unis. En Amérique du Nord et centrale, le marché est en retrait de 2 % sur l’année. Comme en Europe, le ralentissement a été plus marqué au premier semestre (- 5 %), pénalisé par la grande incertitude entourant les risques de tarifs douaniers élevés. Le second semestre s'est affiché en légère croissance ( 1 %), dynamisé par l'anticipation de l’arrêt des aides à l’achat de véhicules électriques (mises en place sous l'administration Biden), alors que l'impact des droits de douane sur les prix s’est fait moins ressentir que prévu. En Chine, le marché progresse de 9 % sur l'année, atteignant un niveau historiquement élevé. Cette croissance s'explique par plusieurs facteurs : un programme de subventions publiques qui a largement soutenu la demande intérieure et dont les effets ont continué de se faire sentir jusqu'en fin d'année, alors même que la base de comparaison devenait moins favorable à partir du troisième trimestre ; un marché intérieur en mutation rapide avec des voitures électriques et hybrides représentant plus de la moitié de la production totale et des acteurs locaux qui gagnent des parts de marché ; des exportations de véhicules particulièrement soutenues. TOURISME CAMIONNETTE - REMPLACEMENT En Remplacement, la demande mondiale est en hausse de 1 % par rapport à 2024, avec une relative stabilité sur l'ensemble des régions. En Europe, le marché est globalement stable sur l'année ( 1 %), après avoir significativement ralenti au quatrième trimestre (- 7 %). Les composantes structurellement plus dynamiques du marché ont continué d'afficher une belle progression en 2025 : c'est notamment le cas des pneumatiques de dimension « 18 pouces et plus » et de la catégorie « Toutes-Saisons ».
Les rumeurs entourant ces deux projets ont généré de nombreux flux d'importations visant à anticiper leur mise en application : par conséquent les stocks de pneumatiques importés sont élevés dans les stocks des distributeurs. Cependant ce phénomène de surstockage n’affecte pas les marques du Groupe. En Amérique du Nord, la demande est globalement stable (0 %) sur l’année. Tandis que le premier semestre affichait une très légère croissance ( 1 %), tirée principalement par des importations de pneumatiques à bas coût en anticipation de droits de douane additionnels, le second semestre est en léger recul (- 1 %) et continue de bénéficier d'importations élevées, rendant la partie non-pool du marché bien plus dynamique que la partie pool. En Chine, le marché est en légère croissance sur l’année ( 2 %), bénéficiant d'un second semestre ( 4 %) bien plus dynamique que le premier. Le programme de subventions publiques mis en place par le gouvernement a notamment permis de partiellement relancer une demande intérieure encore mal orientée en début d'année. En parallèle, la structure de la distribution évolue rapidement, supportant un poids croissant de ventes opérées en ligne. Enfin la Chine est la région du monde où les pneumatiques de dimension « 18 pouces et plus » croissent le plus vite en 2025. Dans les autres Régions où le Groupe opère, la demande est en léger retrait en Amérique du Sud (- 2 %) malgré le rebond de l'Argentine. Elle est en croissance modérée en Asie hors Chine ( 1 %) et en Inde-Moyen-Orient ( 2 %). DEUX-ROUES Bien qu'il ait légèrement ralenti au second semestre, le marché du segment Motorisé est resté bien orienté sur l'ensemble de l'année. La Chine, en particulier sur le Scooter premium, et l'Europe occidentale ont été les principaux moteurs de croissance. A l'inverse le marché est négatif en Amérique du Nord, souffrant notamment d'un certain surstockage chez les distributeurs. En Vélo, le marché reste fragile, pénalisé par les difficultés financières rencontrées par plusieurs acteurs depuis 2023. Poids lourd (radial & bias)
* Y compris Turquie et Asie centrale Le marché mondial sell-in des pneumatiques pour Poids lourd (hors Chine) est en légère hausse ( 3 %) en 2025, avec une Première monte en retrait (- 4 %) et une demande Remplacement bien orientée ( 4 %). En Chine, où la présence du Groupe est peu significative, les marchés affichent une croissance de 5 % sur l'année ( 17 % en Première monte et - 1 % en Remplacement). PREMIERE MONTE En Première monte, le marché mondial hors Chine est en retrait de 4 %. En Europe, le début d'année a été marqué par la fin du processus de normalisation du marché observé sur toute l'année 2024, avec le premier trimestre de 2025 affichant un plancher en termes de demande Le point d'inflexion a été observé au cours du deuxième trimestre et le rebond s'est accéléré au second semestre ( 9 %). Globalement l'année 2025 s'affiche donc en croissance de 2 % mais ce rebond s’explique surtout par la comparaison avec une base de référence très basse, le marché restant faible en valeur absolue. En Amérique du Nord et centrale, le marché s'affiche à un niveau historiquement bas, avec un recul marqué (-20 %) et constant tout au long de l'année. Cela s'explique d'une part par les nombreuses incertitudes politiques (remise en cause des réglementations environnementales prévues) et économiques qui ont incité les flottes à retarder leurs investissements dans de nouveaux véhicules. D’autre part, les constructeurs ont constitué un stock élevé de Poids lourds qu’ils doivent écouler avant de pouvoir augmenter leur rythme de production, en particulier dans le sous-segment des camions de « classe 8 ». Si le mois de décembre a montré un léger signe positif dans les pré-commandes de camions neufs, il est trop tôt pour en tirer d'éventuelles conclusions. En Amérique du Sud, la demande est en baisse marquée sur l'année (- 13 %), avec une situation qui s'est sensiblement dégradée au fil de l'année (quatrième trimestre à - 26 %). La situation économique du Brésil, déjà pénalisée par des taux d’intérêt élevés et la forte dévaluation du real, s'est détériorée plus fortement depuis l’été et la mise en place de droits de douane élevés sur ses exportations à destination des Etats-Unis. La baisse de la demande de remorques est également un facteur aggravant pour les constructeurs locaux. REMPLACEMENT En Remplacement, le marché mondial sell-in hors Chine est en hausse de 4 % à fin décembre 2025. En Europe, le marché est en légère hausse sur la période ( 2 %). L'année avait commencé de manière dynamique, supportée par des importations de pneumatiques élevées, favorisées par le report des flux américains, des coûts maritimes contenus et par la dépréciation du dollar par rapport à l’euro. Puis la demande a progressivement ralenti pour atterrir à un niveau plus en phase avec une activité de transport stagnante. Les pays d'Europe du Sud affichent les taux de croissance les plus élevés, tandis que l'Europe Centrale et Orientale est moins dynamique, pénalisée notamment par la situation économique en Turquie. En Amérique du Nord, la demande est en hausse de 5 % à fin décembre. Dans un contexte d’activité de transport peu dynamique, le marché a été soutenu par l'effet mécanique de report de la faible demande en Première monte, et animé par des achats sell-in anticipés avant la mise en place des droits de douane additionnels. En Amérique du Sud, la demande est en hausse de 8 % à fin décembre, notamment soutenue par la reprise de l'activité en Argentine. Cependant ce rebond bénéficie principalement aux acteurs asiatiques qui tirent profit de l'ouverture du marché et renforcent leur pénétration. Dans les autres Régions où le Groupe opère, les marchés sont en hausse de 2 %, dont 3 % en Inde-Moyen-Orient. Activités de Spécialité Pneumatiques de Spécialités : Mines : le besoin d'équipement en pneus miniers reste soutenu sur le long terme par des besoins croissants d’extraction de minerais, notamment pour alimenter la transition énergétique et les évolutions technologiques. L'année 2025 s'est bien insérée dans cette tendance structurelle, affichant un taux de croissance d'environ 4 %, soutenu notamment par le dynamisme de la demande de cuivre et d'or. Le niveau de stock de pneumatiques chez les opérateurs miniers est sain, et il a même légèrement décru au fil de l'année. Hors-la-route : dans ces segments où le marché pneumatique est globalement équilibré entre Première monte et Remplacement, les différentes activités ont évolué de manière contrastée, avec une demande Première monte en retrait sur tous les segments, et un Remplacement plus résilient. Les marchés Première monte demeurent tous orientés à la baisse sur la période. En Agricole, le large renouvellement de matériel opéré par les agriculteurs lors des années précédentes leur permet de retarder leurs décisions d'investissement dans une période où les incertitudes réglementaires et commerciales restent élevées, alors que les prix agricoles volatils génèrent une certaine pression sur les marges. Le quatrième trimestre laisse néanmoins entrevoir une légère amélioration de la tendance, en particulier en Europe. S'agissant de la Construction, l'année 2025 est globalement en retrait mais le marché est entré dans une dynamique favorable au second semestre, faisant suite à un premier semestre en baisse. En Manutention enfin, le marché Première monte a baissé tout au long de l'année, en Europe comme en Amérique du Nord. Les marchés du Remplacement s'affichent globalement en légère progression par rapport à 2024. En Agricole, le marché est en légère croissance, grâce à la bonne dynamique observée en Amérique du Nord. Le marché de la Construction est également orienté à la hausse, notamment grâce au segment Infrastructure en Amérique du Nord qui a bénéficié de nombreux achats par les distributeurs américains en anticipation de la mise en place de droits de douane supplémentaires. Enfin, le segment de la Manutention est en léger recul, tant en Europe qu’en Amérique du Nord. Avion : le marché est en croissance, en particulier sur les segments de l'aviation commerciale et régionale. La demande de vols internationaux demeure en hausse, notamment en Chine ( 15 % par rapport à 2024, mais toujours - 15 % par rapport à 2019). Les livraisons de nouveaux avions par les constructeurs ont progressé en 2025, et le marché poursuit sa conversion vers le pneu radial, tirée notamment par des normes environnementales qui poussent les flottes à renouveler leurs équipements. Polymer Composite Solutions : Corrélés sur le long terme à la demande du secteur minier, les fondamentaux du marché des bandes transporteuses sont structurellement bien orientés. À court terme, toutefois, le marché demeure hésitant avec des tendances divergentes selon les régions : l'Amérique du Nord est assez résiliente malgré de nombreuses incertitudes, tandis qu'en Australie et en Afrique du Sud les opérateurs miniers sont plus contraints par l'évolution du prix des commodités. Dans les autres activités (courroies, joints, tissus enduits et films techniques) destinés à de multiples verticales de marchés, la demande mondiale reste hétérogène. Les secteurs plus traditionnels, comme l'industrie manufacturière ou énergétique amont, sont confrontés à des vents contraires cycliques liés à la discipline financière et à la stagnation de la demande. À l'inverse, les secteurs « stratégiques » (aérospatial, défense, extraction de minéraux critiques et technologies médicales) bénéficient d'un cycle haussier alimenté par les tensions géopolitiques, les obligations de décarbonation et les changements démographiques. Ventes et Résultats Ventes Les ventes du Groupe s’établissent à 25 992 millions € sur l’année 2025, à comparer à 27 193 millions € lors de l’exercice 2024, soit un retrait de 4,4 %. À parités constantes, la baisse est de La variation des ventes d’une année à l’autre s’explique par les facteurs suivants :
Résultats Au 31 décembre 2025, le résultat opérationnel des secteurs s’établit à 2 719 millions €, soit
Les autres produits et charges opérationnels non affectés aux secteurs représentent une charge de 353 millions € en 2025, contre 747 millions € en 2024. Position financière nette Au 31 décembre 2025, le cash-flow libre après M&A est de 2 181 millions €, contre 2 225 millions € au 31 décembre 2024. Cette relative stabilité s’explique d’une part par une évolution légèrement défavorable du besoin en fonds de roulement opérationnel (- 88 millions €), la baisse de la valeur des stocks ne compensant pas pleinement la hausse des postes clients et fournisseurs. D’autre part, par des investissements corporels et incorporels bruts en diminution par rapport à l’année précédente, laquelle marquait une fin de cycle de rattrapage suite au ralentissement lié au Covid-19 et à ses impacts sur l’économie mondiale. Au 31 décembre 2025, le Groupe affiche un ratio d’endettement net de 13,0 %, correspondant à un endettement financier net de 2 345 millions €, en diminution de 767 millions € par rapport au 31 décembre 2024. Information sectorielle
* et distribution associée
Flux Rss MICHELIN : |
Bons Plans Investissement et Trading
Recevez sur votre messagerie notre sélection des bons plans en investissement et trading :Top Actus MICHELIN sur 1 Mois
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||