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SECTEUR : Biens de consommation > Pneumatiques
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Communication Officielle
Mercredi 11 février 2026, 18h31  (il y a 2 mois)

Michelin enregistre en 2025 un résultat opérationnel des secteurs de 2,9 milliards € à iso-parités et un cash-flow libre avant M&A élevé, de 2,1 milliards €, renforçant ainsi sa solidité financière.

Clermont-Ferrand, le 11 février 2026 – 17h45

COMPAGNIE GÉNÉRALE DES ÉTABLISSEMENTS MICHELIN

Michelin enregistre en 2025 un résultat opérationnel des secteurs de 2,9 milliards € à iso-parités et un cash-flow libre avant M&A élevé, de 2,1 milliards €, renforçant ainsi sa solidité financière.

Les ventes et le résultat opérationnel des secteurs sont pénalisés par le volume d’activité et l’appréciation de l’euro, partiellement compensés par l’amélioration du mix des ventes.

  • Les ventes totalisent 26,0 milliards €, en retrait de 1,4 % à iso-parités de change et de 4,4 % à parités courantes.
  • Les volumes de pneus sont en baisse de 4,7 %, dont plus de 80 % provient de la Première monte et plus particulièrement les activités Poids Lourd et Agricole en Amérique du Nord. Au Remplacement, la marque MICHELIN est en croissance, alors que les autres marques du Groupe sont pénalisées par le stockage massif de pneus à bas prix par la distribution. La tendance des ventes s’améliore au quatrième trimestre.
  • Les activités hors Pneu (Michelin Connected Fleet, Polymer Composite Solutions, Lifestyle) contribuent positivement aux ventes et au résultat opérationnel du Groupe.
  • Le résultat opérationnel des secteurs s’établit à 2,9 milliards € à taux de change constants, soit 10,9 % des ventes, en baisse de 1,5 point. Il est soutenu par l’enrichissement du mix des ventes et la performance opérationnelle, mais fortement pénalisé par le faible chargement des usines.
  • Les fondamentaux de MICHELIN se sont renforcés en 2025 : capacités industrielles ajustées face aux marchés, performance opérationnelle accrue, plan produit accéléré, leadership renforcé de la marque MICHELIN.

Le segment Automobile et Deux-roues (SR1) enregistre une marge opérationnelle de 11,7 % impactée par la baisse des volumes en Première monte ainsi qu’en marques Tier 2 et Tier 3. Le mix des ventes s’enrichit avec 68 % des ventes tourisme MICHELIN réalisées en dimensions « 18 pouces et plus », et une croissance au Remplacement de la marque MICHELIN soutenue par le renouvellement des gammes MICHELIN Primacy et CrossClimate.

Le segment Transport routier (SR2) voit sa marge opérationnelle baisser à 4,7 %, fortement pénalisée par la faiblesse des ventes Première monte en Amérique du Nord sur un marché en baisse de 20 %, dans un contexte de surstock massif de camions « Class-8 ». Le Groupe a engagé sur le segment Transport routier un plan d’adaptation profond comprenant l’ajustement des capacités industrielles, une différenciation accrue par le renouvellement accéléré des gammes de produits, et le développement des solutions connectées.

Le segment Spécialités (SR3) génère une marge opérationnelle de 13,5 %, les activités Pneu restant pénalisées par des marchés de Première monte Agricole en bas de cycle, partiellement compensés par la croissance dynamique des activités Mining et Avion. Les Polymer Composite Solutions sont en croissance, et confirment un niveau de rentabilité élevé ainsi que l’intérêt d’un portefeuille diversifié.

Le Groupe renforce sa position financière grâce à une forte génération de trésorerie.

  • Le Cash-flow libre avant M&A s’élève à 2,1 milliards €, traduisant la qualité du pilotage opérationnel.
  • Le ratio d’endettement (gearing) progresse à 13 % et confirme la solidité bilantielle du Groupe.
  • Le Résultat net est en retrait de 12 %, à 1,7 milliard €.
  • Un dividende de 1,38 € par action sera soumis à l’Assemblée Générale.

Florent Menegaux, Président : « En 2025, plusieurs marchés de MICHELIN ont été fortement affectés par une concurrence exacerbée, par de nouvelles politiques douanières particulièrement instables et par un environnement réglementaire pénalisant, ce qui a pesé sur nos volumes. Dans ce contexte, nos équipes se sont mobilisées de façon exemplaire, en ajustant au plus près le pilotage de nos opérations. Nous avons également renforcé notre solidité financière, continué à adapter nos capacités industrielles et accéléré notre plan produit. La dynamique de croissance du Groupe dans les Polymer Composite Solutions, intensifiée par nos récentes acquisitions, confirme notre capacité à nous positionner sur ces activités à forte valeur ajoutée. Nous restons pleinement engagés à poursuivre le déploiement de notre stratégie Michelin in Motion 2030 ».

Perspectives 2026

Indépendamment de l’instabilité des règles du commerce international, les marchés pneumatiques sont anticipés stables sur l’année, marquant un léger déclin au premier semestre puis un renforcement relatif des marchés de Première monte B2B au second semestre.

Parallèlement à son activité pneumatiques, le Groupe accélère sa croissance dans les Polymer Composite Solutions, qui constitueront dès le premier trimestre 2026 un nouveau segment de reporting dans la communication financière du Groupe.

Michelin vise en 2026 une progression de son résultat opérationnel des secteurs à périmètre et taux de change constants par rapport à 2025, et une génération de cash-flow libre avant M&A supérieure à 1,6 milliard €.

Confiant dans sa génération de trésorerie, le Groupe annonce un programme de rachat d’actions jusqu’à 2,0 milliards € sur la période 2026-2028.

Chiffres clés


(en millions €)
202520242023
Ventes 25 99227 19328 343
Résultat opérationnel des secteurs2 7193 3783 572
Marge opérationnelle des secteurs10,5%12,4%12,6%
dont Automobile, Deux-roues et distribution associée11,7%13,1%13,2%
dont Transport routier et distribution associée4,7%9,0%6,8%
dont Activités de Spécialités et distribution associée13,5%14,6%17,3%
Autres produits et charges opérationnels-353-747-920
Résultat opérationnel2 3662 6312 652
Résultat net1 6641 8901 983
Résultat net par action2,36€2,65€2,77€
Dividende par action11,38€1,38€1,35€
EBITDA des secteurs4 6635 3615 489
Investissements hors acquisitions1 9672 1822 236
Endettement net2 3453 1123 281
Ratio d’endettement net13,0%16,7%18,3%
Cash-flow libre22 1812 2252 343
Cash-flow libre avant M&A2 1262 2253 009
ROCE39,2%10,5%11,4%
Effectif inscrit4122 600129 800132 500

1 Dividende 2025 soumis à l’approbation de l’Assemblée Générale des actionnaires du 22 mai 2026.

2 Cash-flow libre : flux de trésorerie sur activités opérationnelles moins les flux de trésorerie sur activités d’investissement retraités des flux de trésorerie nets sur les actifs financiers de gestion de trésorerie et de garantie d’emprunts.

3 Pour le calcul du ROCE, sont ajoutés au résultat opérationnel des secteurs l’amortissement des actifs incorporels acquis ainsi que le résultat des sociétés mises en équivalence. Le ROCE est calculé après impôts, sur la base d’un taux standard de 23% pour les exercices 2025 et 2024, afin de se rapprocher du taux d’impôt effectif (à comparer d’un taux standard de 25% en 2023).

5 Fin de période.

Évolution des marchés

Tourisme Camionnette & Deux-roues

TOURISME CAMIONNETTE

2025/2024
(en nb. de pneus)
Europe*Amérique du Nord & centraleChineTotal Monde
Première monte- 5%- 2%  9% 2%
Remplacement 1%0% 2% 1%

* Y compris Turquie et Asie centrale

Le marché mondial sell-in des pneumatiques Tourisme Camionnette est en croissance de 1 % sur l’ensemble de l’année 2025, avec une Première monte en hausse de 2 % et une demande Remplacement en hausse de 1 %.

TOURISME CAMIONNETTE - PREMIERE MONTE

En Première monte, la demande mondiale est en croissance de 2 % par rapport à 2024. La Chine ( 9 %) est le principal moteur de cette évolution tandis que l'Europe (- 5 %) et l'Amérique du Nord (- 2 %) sont en recul.

La demande en Asie hors Chine est également en retrait (- 4 %, principalement Japon et Corée du Sud).

En Europe, le marché s'affiche en retrait sur l'ensemble de l'année mais le second semestre a montré une quasi-stabilisation, après un début d'année en recul significatif (- 8 %). L'industrie automobile européenne souffre toujours d'incertitudes entourant sa nécessaire transformation, ainsi que de la concurrence des acteurs asiatiques. Cependant le marché a bénéficié au second semestre d'une légère reprise de la demande de véhicules neufs et d'une meilleure visibilité sur les droits de douane affectant les exports à destination des Etats-Unis.

En Amérique du Nord et centrale, le marché est en retrait de 2 % sur l’année. Comme en Europe, le ralentissement a été plus marqué au premier semestre (- 5 %), pénalisé par la grande incertitude entourant les risques de tarifs douaniers élevés. Le second semestre s'est affiché en légère croissance ( 1 %), dynamisé par l'anticipation de l’arrêt des aides à l’achat de véhicules électriques (mises en place sous l'administration Biden), alors que l'impact des droits de douane sur les prix s’est fait moins ressentir que prévu.

En Chine, le marché progresse de 9 % sur l'année, atteignant un niveau historiquement élevé. Cette croissance s'explique par plusieurs facteurs : un programme de subventions publiques qui a largement soutenu la demande intérieure et dont les effets ont continué de se faire sentir jusqu'en fin d'année, alors même que la base de comparaison devenait moins favorable à partir du troisième trimestre ; un marché intérieur en mutation rapide avec des voitures électriques et hybrides représentant plus de la moitié de la production totale et des acteurs locaux qui gagnent des parts de marché ; des exportations de véhicules particulièrement soutenues.

TOURISME CAMIONNETTE - REMPLACEMENT

En Remplacement, la demande mondiale est en hausse de 1 % par rapport à 2024, avec une relative stabilité sur l'ensemble des régions.

En Europe, le marché est globalement stable sur l'année (  1 %), après avoir significativement ralenti au quatrième trimestre (- 7 %). Les composantes structurellement plus dynamiques du marché ont continué d'afficher une belle progression en 2025 : c'est notamment le cas des pneumatiques de dimension « 18 pouces et plus » et de la catégorie « Toutes-Saisons ».
Les pneumatiques « Hiver » ont affiché une légère croissance, sur une base de référence pourtant élevée, malgré un léger ralentissement au quatrième trimestre. L'année a également été marquée par un contexte réglementaire incertain :

  • La réglementation européenne sur la déforestation (EUDR), d'abord reportée d'un an en décembre 2024, a de nouveau été reportée d'un an en décembre 2025 ;
  • Une enquête antidumping a été annoncée en mai 2025 par la Commission Européenne sur les importations de pneumatiques (pour voitures et camionnettes) originaires de Chine, pour laquelle des mesures provisoires étaient attendues à la fin de l’année 2025 (mesures finalement non-appliquées, en attente de mesures définitives espérées pour la mi-2026).

Les rumeurs entourant ces deux projets ont généré de nombreux flux d'importations visant à anticiper leur mise en application : par conséquent les stocks de pneumatiques importés sont élevés dans les stocks des distributeurs. Cependant ce phénomène de surstockage n’affecte pas les marques du Groupe.

En Amérique du Nord, la demande est globalement stable (0 %) sur l’année. Tandis que le premier semestre affichait une très légère croissance (  1 %), tirée principalement par des importations de pneumatiques à bas coût en anticipation de droits de douane additionnels, le second semestre est en léger recul (- 1 %) et continue de bénéficier d'importations élevées, rendant la partie non-pool du marché bien plus dynamique que la partie pool.
Comme en Europe, les stocks de pneumatiques importés sont élevés dans les stocks des distributeurs, mais cela ne concerne pas directement les marques du Groupe.

En Chine, le marché est en légère croissance sur l’année (  2 %), bénéficiant d'un second semestre (  4 %) bien plus dynamique que le premier. Le programme de subventions publiques mis en place par le gouvernement a notamment permis de partiellement relancer une demande intérieure encore mal orientée en début d'année. En parallèle, la structure de la distribution évolue rapidement, supportant un poids croissant de ventes opérées en ligne. Enfin la Chine est la région du monde où les pneumatiques de dimension « 18 pouces et plus » croissent le plus vite en 2025.

Dans les autres Régions où le Groupe opère, la demande est en léger retrait en Amérique du Sud (- 2 %) malgré le rebond de l'Argentine. Elle est en croissance modérée en Asie hors Chine ( 1 %) et en Inde-Moyen-Orient ( 2 %).

DEUX-ROUES

Bien qu'il ait légèrement ralenti au second semestre, le marché du segment Motorisé est resté bien orienté sur l'ensemble de l'année. La Chine, en particulier sur le Scooter premium, et l'Europe occidentale ont été les principaux moteurs de croissance. A l'inverse le marché est négatif en Amérique du Nord, souffrant notamment d'un certain surstockage chez les distributeurs.

En Vélo, le marché reste fragile, pénalisé par les difficultés financières rencontrées par plusieurs acteurs depuis 2023.

Poids lourd (radial & bias)

2025/2024
(en nb. de pneus)
Europe*AmERIQUE du Nord
& centrale
Amérique du SudTotal Monde
(Hors Chine)
Première monte 2%- 20%- 13%- 4%
Remplacement 2% 5%  8% 4%

* Y compris Turquie et Asie centrale

Le marché mondial sell-in des pneumatiques pour Poids lourd (hors Chine) est en légère hausse (  3 %) en 2025, avec une Première monte en retrait (- 4 %) et une demande Remplacement bien orientée (  4 %).

En Chine, où la présence du Groupe est peu significative, les marchés affichent une croissance de 5 % sur l'année (  17 % en Première monte et - 1 % en Remplacement).

PREMIERE MONTE

En Première monte, le marché mondial hors Chine est en retrait de 4 %.

En Europe, le début d'année a été marqué par la fin du processus de normalisation du marché observé sur toute l'année 2024, avec le premier trimestre de 2025 affichant un plancher en termes de demande Le point d'inflexion a été observé au cours du deuxième trimestre et le rebond s'est accéléré au second semestre (  9 %). Globalement l'année 2025 s'affiche donc en croissance de 2 % mais ce rebond s’explique surtout par la comparaison avec une base de référence très basse, le marché restant faible en valeur absolue.

En Amérique du Nord et centrale, le marché s'affiche à un niveau historiquement bas, avec un recul marqué (-20 %) et constant tout au long de l'année. Cela s'explique d'une part par les nombreuses incertitudes politiques (remise en cause des réglementations environnementales prévues) et économiques qui ont incité les flottes à retarder leurs investissements dans de nouveaux véhicules. D’autre part, les constructeurs ont constitué un stock élevé de Poids lourds qu’ils doivent écouler avant de pouvoir augmenter leur rythme de production, en particulier dans le sous-segment des camions de « classe 8 ». Si le mois de décembre a montré un léger signe positif dans les pré-commandes de camions neufs, il est trop tôt pour en tirer d'éventuelles conclusions.

En Amérique du Sud, la demande est en baisse marquée sur l'année (- 13 %), avec une situation qui s'est sensiblement dégradée au fil de l'année (quatrième trimestre à - 26 %). La situation économique du Brésil, déjà pénalisée par des taux d’intérêt élevés et la forte dévaluation du real, s'est détériorée plus fortement depuis l’été et la mise en place de droits de douane élevés sur ses exportations à destination des Etats-Unis. La baisse de la demande de remorques est également un facteur aggravant pour les constructeurs locaux.

REMPLACEMENT

En Remplacement, le marché mondial sell-in hors Chine est en hausse de 4 % à fin décembre 2025.

En Europe, le marché est en légère hausse sur la période ( 2 %). L'année avait commencé de manière dynamique, supportée par des importations de pneumatiques élevées, favorisées par le report des flux américains, des coûts maritimes contenus et par la dépréciation du dollar par rapport à l’euro. Puis la demande a progressivement ralenti pour atterrir à un niveau plus en phase avec une activité de transport stagnante. Les pays d'Europe du Sud affichent les taux de croissance les plus élevés, tandis que l'Europe Centrale et Orientale est moins dynamique, pénalisée notamment par la situation économique en Turquie.

En Amérique du Nord, la demande est en hausse de 5 % à fin décembre. Dans un contexte d’activité de transport peu dynamique, le marché a été soutenu par l'effet mécanique de report de la faible demande en Première monte, et animé par des achats sell-in anticipés avant la mise en place des droits de douane additionnels.

En Amérique du Sud, la demande est en hausse de 8 % à fin décembre, notamment soutenue par la reprise de l'activité en Argentine. Cependant ce rebond bénéficie principalement aux acteurs asiatiques qui tirent profit de l'ouverture du marché et renforcent leur pénétration.

Dans les autres Régions où le Groupe opère, les marchés sont en hausse de 2 %, dont  3 % en Inde-Moyen-Orient.

Activités de Spécialité

Pneumatiques de Spécialités :

Mines : le besoin d'équipement en pneus miniers reste soutenu sur le long terme par des besoins croissants d’extraction de minerais, notamment pour alimenter la transition énergétique et les évolutions technologiques. L'année 2025 s'est bien insérée dans cette tendance structurelle, affichant un taux de croissance d'environ 4 %, soutenu notamment par le dynamisme de la demande de cuivre et d'or. Le niveau de stock de pneumatiques chez les opérateurs miniers est sain, et il a même légèrement décru au fil de l'année.

Hors-la-route : dans ces segments où le marché pneumatique est globalement équilibré entre Première monte et Remplacement, les différentes activités ont évolué de manière contrastée, avec une demande Première monte en retrait sur tous les segments, et un Remplacement plus résilient.

Les marchés Première monte demeurent tous orientés à la baisse sur la période. En Agricole, le large renouvellement de matériel opéré par les agriculteurs lors des années précédentes leur permet de retarder leurs décisions d'investissement dans une période où les incertitudes réglementaires et commerciales restent élevées, alors que les prix agricoles volatils génèrent une certaine pression sur les marges. Le quatrième trimestre laisse néanmoins entrevoir une légère amélioration de la tendance, en particulier en Europe. S'agissant de la Construction, l'année 2025 est globalement en retrait mais le marché est entré dans une dynamique favorable au second semestre, faisant suite à un premier semestre en baisse. En Manutention enfin, le marché Première monte a baissé tout au long de l'année, en Europe comme en Amérique du Nord.

Les marchés du Remplacement s'affichent globalement en légère progression par rapport à 2024. En Agricole, le marché est en légère croissance, grâce à la bonne dynamique observée en Amérique du Nord. Le marché de la Construction est également orienté à la hausse, notamment grâce au segment Infrastructure en Amérique du Nord qui a bénéficié de nombreux achats par les distributeurs américains en anticipation de la mise en place de droits de douane supplémentaires. Enfin, le segment de la Manutention est en léger recul, tant en Europe qu’en Amérique du Nord.

Avion : le marché est en croissance, en particulier sur les segments de l'aviation commerciale et régionale. La demande de vols internationaux demeure en hausse, notamment en Chine (  15 % par rapport à 2024, mais toujours - 15 % par rapport à 2019). Les livraisons de nouveaux avions par les constructeurs ont progressé en 2025, et le marché poursuit sa conversion vers le pneu radial, tirée notamment par des normes environnementales qui poussent les flottes à renouveler leurs équipements.

Polymer Composite Solutions :

Corrélés sur le long terme à la demande du secteur minier, les fondamentaux du marché des bandes transporteuses sont structurellement bien orientés. À court terme, toutefois, le marché demeure hésitant avec des tendances divergentes selon les régions : l'Amérique du Nord est assez résiliente malgré de nombreuses incertitudes, tandis qu'en Australie et en Afrique du Sud les opérateurs miniers sont plus contraints par l'évolution du prix des commodités.

Dans les autres activités (courroies, joints, tissus enduits et films techniques) destinés à de multiples verticales de marchés, la demande mondiale reste hétérogène. Les secteurs plus traditionnels, comme l'industrie manufacturière ou énergétique amont, sont confrontés à des vents contraires cycliques liés à la discipline financière et à la stagnation de la demande. À l'inverse, les secteurs « stratégiques » (aérospatial, défense, extraction de minéraux critiques et technologies médicales) bénéficient d'un cycle haussier alimenté par les tensions géopolitiques, les obligations de décarbonation et les changements démographiques.

Ventes et Résultats

Ventes

Les ventes du Groupe s’établissent à 25 992 millions € sur l’année 2025, à comparer à 27 193 millions € lors de l’exercice 2024, soit un retrait de 4,4 %. À parités constantes, la baisse est de
1,4 %.

La variation des ventes d’une année à l’autre s’explique par les facteurs suivants :

  • un effet volume défavorable de 4,7 % qui traduit essentiellement :
    • la poursuite d’un niveau d’activité très bas des marchés Première monte, en particulier sur les segments Poids lourd et Hors-la-route, avec un impact plus marqué en Amérique du Nord ;
    • un bas de cycle prolongé sur certaines activités de spécialités (Agricole, Construction, Manutention), dont la normalisation s’est avérée plus lente qu’anticipé ;
    • et la poursuite de la stratégie de sélectivité du Groupe, visant à concentrer ses ventes sur les marchés, clients et segments valorisant pleinement ses innovations et technologies, en particulier lorsque les conditions de rentabilité ne sont pas       réunies ;
  • un effet prix-mix positif de 3,0 % : l’effet prix est favorable ( 365 millions €), reflétant le pilotage discipliné des prix, dans un environnement concurrentiel intense et marqué par des importations accrues de pneus à bas coût sur certains marchés. L’effet mix est très positif ( 462 millions €) soutenu par la priorité donnée aux produits à plus forte valeur ajoutée (marque MICHELIN, pneus Tourisme de dimension « 18 pouces et plus » ...), et d'un mix géographique et marché (Remplacement vs Première monte) qui demeure favorable au Groupe ;
  • un impact négatif des parités monétaires (- 3,0 %) lié notamment à l’appréciation de l’euro face à plusieurs devises clés sur l’exercice, en particulier le dollar américain, ainsi que le dollar canadien, et certaines monnaies d’Amérique du Sud et d’Asie (Real brésilien, yuan chinois) ;
  • un léger effet positif des activités hors pneumatiques (0,3 %), dont l'ensemble contribue favorablement à la performance du Groupe.

Résultats

Au 31 décembre 2025, le résultat opérationnel des secteurs s’établit à 2 719 millions €, soit
10,5 % des ventes, contre 3 378 millions € et 12,4 % au 31 décembre 2024.
La baisse de 659 millions € du résultat opérationnel des secteurs s’explique par les facteurs      suivants :

  • un effet volume défavorable de 719 millions €, reflétant essentiellement :
    • la poursuite d’un niveau d’activité très bas sur les marchés de la Première monte, en particulier sur les segments Poids lourd et Hors-la-route, avec un impact plus marqué en Amérique du Nord ;
    • le sous-chargement des usines générant mécaniquement une moindre absorption des coûts fixes industriels ;
  • un effet prix-mix favorable de 745 millions €, qui regroupe :
    • un effet prix positif de 365 millions €, lié d'une part à l'effet d'indexation des clauses de contrats indexés, et d'autre part aux ajustements induits par les inflateurs EUDR, et tarifs douaniers ainsi que l'effet de la renégociation de certains contrats Première monte. Cet effet prix s'atténue au deuxième semestre.
    • un effet mix très favorable, à hauteur de 380 millions €, soutenu par la priorité donnée aux produits à plus forte valeur ajoutée (notamment la marque MICHELIN et les pneus Tourisme de dimension « 18 pouces et plus »), ainsi que par un mix géographique et marché (Remplacement versus Première monte) demeuré favorable au Groupe ;
  • un effet matières premières défavorable de 228 millions €, lié principalement à la hausse du coût des matières consommées sur la première partie de l’exercice, la tendance s’est néanmoins améliorée au 2ème semestre avec des cours à la baisse notamment pour le caoutchouc naturel et le butadiène ;
  • une évolution défavorable des coûts industriels et logistiques de 219 millions €, reflétant principalement l’impact de l’inflation, notamment salariale, ainsi que les effets de sous-activité industrielle qui masquent l'effet favorable des mesures de restructurations réalisées depuis fin 2023. Ces éléments sont partiellement compensés par des actions de performance opérationnelle et de maîtrise des coûts ;
  • une évolution favorable des SG&A (incluant principalement les frais administratifs et généraux, les frais commerciaux et les frais de recherche et développement), de 5 millions d'euros par rapport à 2024 ;
  • un effet positif des activités hors pneumatiques de 22 millions €, dont l’ensemble contribue favorablement à la performance du Groupe ;
  • d’autres effets défavorables à hauteur de 49 millions €, constitué principalement d'une hausse des rémunérations variables à verser au titre de l'année 2025 par rapport à 2024 ;
  • un effet de parité négatif de 201 millions €, reflétant principalement l’impact de l’appréciation de l’euro face à plusieurs devises clés sur l’exercice, en particulier le dollar américain et la livre turque.

Les autres produits et charges opérationnels non affectés aux secteurs représentent une charge de 353 millions € en 2025, contre 747 millions € en 2024.
Cette évolution favorable s’explique principalement par un niveau de provisions pour restructurations industrielles nettement inférieur à celui de l’exercice précédent, 2024 ayant été marqué par des plans de restructuration d’ampleur.

Position financière nette

Au 31 décembre 2025, le cash-flow libre après M&A est de  2 181 millions €, contre  2 225 millions € au 31 décembre 2024. Cette relative stabilité s’explique d’une part par une évolution légèrement défavorable du besoin en fonds de roulement opérationnel (- 88 millions €), la baisse de la valeur des stocks ne compensant pas pleinement la hausse des postes clients et fournisseurs. D’autre part, par des investissements corporels et incorporels bruts en diminution par rapport à l’année précédente, laquelle marquait une fin de cycle de rattrapage suite au ralentissement lié au Covid-19 et à ses impacts sur l’économie mondiale.

Au 31 décembre 2025, le Groupe affiche un ratio d’endettement net de 13,0 %, correspondant à un endettement financier net de 2 345 millions €, en diminution de 767 millions € par rapport au 31 décembre 2024.

Information sectorielle

en millions €

 
VentesRésultat opérationnel
des secteurs
Marge opérationnelle
des secteurs
202520242025202420252024
Automobile et Deux-roues*14 30614 6671 6771 91711,7%13,1%
Transport routier*6 0236 5992805974,7%9,0%
Activités de Spécialités*5 6635 92776286413,5%14,6%
Groupe25 99227 1932 7193 37810,5%12,4%

* et distribution associée

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