
Outre son intérêt pour les chiffres, la directrice générale de la Banque CIC Suisse est une passionnée des mots et de piano. Deux ans après avoir pris les rênes de l’établissement secoué par un scandale de prêts irréguliers, elle estime que la réorganisation est sur la bonne voie
C’est dans la langue de Molière que les visiteurs sont accueillis à la réception de la Banque CIC… à Bâle. Un grand bâtiment ancien dont les murs épais et les hauts plafonds offrent un refuge rafraîchissant en cette journée de canicule de fin juin. C’est également en français que Livia Moretti, l’une des rares directrices générales d’un établissement bancaire en Suisse, nous reçoit chaleureusement dans son vaste bureau baigné de lumière.
La nomination de la Luxembourgeoise à la tête de cette banque en février 2023 n’a pas seulement donné une place privilégiée au français dans la banque rhénane. «A mon arrivée, j’ai fait de la gestion de crise, recruté de nouvelles équipes et maintenant, je construis avec mes collègues un nouveau chapitre de CIC Suisse», raconte la patronne. Cette réorganisation intervient après que l’institut financier, une filiale du groupe français Crédit Mutuel, a été éclaboussé par un scandale de prêts accordés de manière irrégulière, sans garanties suffisantes, à un important client. Cette affaire avait provoqué le départ de la quasi-totalité des anciens dirigeants et la désignation de Livia Moretti à la tête de CIC Suisse.
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